io4 MEMOIRES
Picces faites à Pordinaire, aux deux tiers de la pesanteur duboulet, c’est-à-dire que l’on met 1 6 liv. de poudre dansune Piece de r 4.
^ Il a été reconnu depuis la seconde Edition de M. deS. Remy,qu’il n’étoit pas besoin d'une ft grande quantité depoudre, pour la charge d’un canon. Voici ce qu’on trouvefur ce sujet, dans un nouveau traité de l’Artillerie, par M.le Blond } Professeur de Mathématique, des Pages de laGrande Ecurie du Roy.
,, ]NÍ Os anciens Artilleurs pensoient, qu’en chargeant,, beaucoup les Pieces, on faiíoit aller le boulet plus loin,» & leur usage étoit de les charger du poids des deux tiers„ ôc même de celui du boulet entier, comme on le voit,» dans les premiers Auteurs qui ont écrit fur cette matière;» mais on a reconnu depuis ( au moins en France ) que la,, moitié ou le tiers du boulet, étoit la charge de poudre,> la plus convenable pour le canon.
» Si toute la poudre dont le canon est chargé, pou-„ voit prendre feu dans le même instant, il est clair
que plus il y en auroit, Lc plus elle imprimeroit de force» au boulet ; mais quoique le tems de son inflammation„ soit fort court, on peut le concevoir partagé en plusieurs„ instans. Dès le premier, la poudre commence à se dila-» ter ÒL à pousser le boulet devant elle ; & si elle a assez de» force pour le chasser du canon avant qu’elle soitentiere-» ment enflammée, ce qui s’enflamme ou se brûle en-» suite, ne produit absolument aucun effet sur le bou-,> let. Ainsi une charge d’une quantité extraordinaire, ne" doit point augmenter le mouvement du boulet. Il ré-» suite de ceci, que le canon doit être seulement chargé„ de la quantité de poudre qui peut s’cnflammer pendant„ que le boulet parcourt la longueur de l’ame du canon.» On ne peut déterminer cette quantité que par l’expc-» rience , &c. Le même Auteur ajoute page 44. Isa été» fait à la Fere au mois d’Octobre 1739 des expériencespour déterminer la charge la plus convenable du canon,
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