D 'ARTILLERIE. IL Part. ii 7cours. II fait beaucoup plus de désordre en allant ainsimollement que s'il étoit chaíTé avec force ou roideur. Parle moyen du ricochet f Assiégeant prend une íi grande su-périorité fur l’Ennemi, que 50 ou 60 pieces de canon pla-cées convenablement & bien servies , en feront taire 100& même 150; c’est ce qu’on a vu arriver au Siégé deQuefnoy en 1711. Les Ennemis avoient fait de cette Pla-ce une efpece d’entrepôt de leur Artillerie ; c’est pourquoiil y en avoit une des plus nombreuses que l’on ait encorevû ; elle fut servie d’abord avec grande vivacité, maisM. deValiere ayant établi les batteries à ricochet, avecl’habileté que tout le monde lui connoît, trouva bientôtle moyen de lui en imposer : vingt - quatre heures après. qu’elles eurent commencé à tirer , l’Artiilerie de la Placele trouva presqu’entiérement hors de service, & ne putse relever pendant le reste du Siégé.
La quantité de poudre nécessaire pour le ricochet ne fetrouve que par tâtonnement. On fait pour cela differen-tes épreuves avec des charges de poudre differentes, &lorsqu’on a trouvé la quantité qui convient, on conti-nué de charger avec cette même quantité. Lorsqu’onchange de poudre, il faut regler ou déterminer de nou-veau la charge. ]
L A célébré Coulevrine de Nancy, qui a íèrvi de matièreà tant de raisonnemens, entr’autres, fur fa portée, ayantété remarqué, qu’elle ne portoitpas plus loin qu’une Piecede même calibre & de longueur à l’ordinaire, & que mêmeelle ne portoit pas juste son boulet y peut trouver ici natu-rellement sa place.
•M. S trésor Commissaire ordinaire de l’Artillerie, qui,outre l’inclination particulière qu’il a pour le métier del’Artillerie, possede encore parfaitement le dessein, a bienvoulu m’aider de celui-ci qui est très-fidele.
En l’année 1699. un de mes amis qui ne cherchoit qu’àfortifier les connoissances qu’il avoit acquises dans le Corps,.en recueillant lessentimcns de cous ceux qui y ont quelque
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