180 MEMOIRES
5°. Les deux derniers avec leurs leviers feront au côtédu bouc d’affuc pour donner du disque à droit ou à gau-che suivant Porche du Commissaire ; & tous ensemble encet état, ils pousseront la Piece en batterie : le dernier Sol-dat de la gauche aura encore foin de boucher la lumièrependant que l’on chargera la Piece.
6 °. Le Canonier de la droite tiendra un levier prêt pourarrêter la Piece au bout de son recul, en le traversant sousle devant des roues, pour empêcher qu elles ne retournenten batterie avant d’être chargées.
7°. Lorsque l'on sera obligé d’aller chercher la poudreavec les lanternes au petit Magasin, le même Canonier iraavec le Soldat du bout du flasque du même côté ; les deuxseconds Soldats postés au derrière des roués, quand lesPieces feront en batterie, porteront leurs leviers fous lepremier renfort de la culasse pour lever & abaisser la Pie-ce , suivant le signe que le Commissaire qui la pointera,leur fera de la main.
8°. Comme aussi les deux derniers donneront du flas-que , suivant le signe de main qui touchera l’un des côtésdu flasque.
Les Canoniers Lc Soldats ayant chacun leurs ordres &leur poste , le Commissaire fera diligemment servir laPiece, pourvu que tout ce qui est dit ci-dessus soit bienobservé.
La nuit il fera rétablir son embrasure par les Canoniers
m que l’on tire du bouchon posé sur lam poudre, est seulement de la rassembler-, dans le fond de la chambre & d’empê-», cher , quand elle est enflammée ,-, quelle ne sc dilate autour du vent dum boulet.
» Quant au bouchon qu’on met sur le», boulet, comme il ne peut non plus„ que le précédent en retarder la sortie-, pour donner lieu à une plus grande in--, flammation, l'on volt qu il est abso-», lument inutile, excepte dans le cas„ où l’on est obligé de soutenir le boulet„ pour tirer horizontalement, ou de
>, haut en bas, alors peu importe qu’il-, soit refoulé ou non.
„ II suit des réflexions qu’on vient de>, voir, qu’en employant des gargou-» ges Sc le boulet immédiatement des-» sus , se contentant, s’il le faut, de le», soutenir par un bouchon introduit„ tout naturellement, le service du ca -,, non en sera plus vif, plus prompt &-, moins dangereux, parce que les Ca-», noniers ne s'arrêtant point a des man-», oeuvres inutiles , ne íeront que peu de-, temps eipoíés devant l’embrafure.
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