D’A R T I L L E R I E. II. Part. 33 inouvelle invention , construit à l’Arsenal de Metz, enle comparant avec l’ancien Affût à la Suédoise, pour con-noître lequel des deux produira des manœuvres plus faci-les , 8c une résistance capable de soutenir les plus fortescharges de poudre qui se donnent à la guerre.
On a ensuite ordonné de tirer dix coups de chacunedesdites Pieces, à demi-livre de charte de poudre , fansboulet.
Plus, dix autres coups aussi de chacune desdites Pieces,à demi-livre de póudre , 8c à boulet de leur calibre.
On observe que le service pour les dix coups par Pieccde chacun de ces deux premiers articles, a été aisément faiten une minute.
On a derechef ordonné de tirer dix autres coups dechaque Piece , avec la charge d’une livre de poudre, 8cà boulet.
Plus, dix autres coups des mêmes Pieces, avec une li-vre de poudre, 8c à cartouches de huit livres de ballespour chaque coup.
Et encore dix autres coups pareillement à cartouchesde huit livres de balles 8c d’unc livre de poudre , pour lacharge de chacune desdites Pieces. -
Les opérations pour le service de ces derniers coups ontété un peu plus longues qu’au commencement, à causedes examens que l’on a jugé à propos de faire , tant fur les-dits Affûts que fur lesdites Pieces, lesquelles font de bonservice.
Les manœuvres 8c les évolutions faites avec lesdits Af-fûts , on trouve que l’Affût à Limoniere est plus simple 8cinfiniment plus léger que celui à la Suédoise , 8c que soncoin de mire est bien trouvé.
L’Affût à la Suédoise étant plus matériel, résisterait pluslong-tems ; mais il est facile d’augmenter la force de celuià Limoniere fans le rendre aussi péfant.
Il faut cinq hommes pour servir celui à la Suédoise, 8cil n’en faut que quatre pour celui à Limoniere.
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Tome /.