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Tome troisieme.
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D’ARTILLERIE. III. 'Pa r t. 25

Les Mémoires que vous venez de lire fur le sujet des mi-nes, font fondés fur des expériences très-fures, ôc pour-roient suffire pour donner connoiífance des ouvrages quis’exécutent par le Mineur ; néanmoins comme je ne veuxrien laitier à dire à cet égard, j’augmenterai ce Chapitred'un autre Traité qui servira à ceux qui commencent,pour leur donner les premiers principes de la science desmines, ôc qui les conduira dans la pratique. Les princi-paux Mémoires fur ce Traité mont été communiqués parM. de la Motte , Commissaire Provincial ; lequel par unecapacité ôc un mérite extraordinaires, s’est rendu recom-mandable dans le Corps, non-feulement pour les mines,mais pour tout ce qui peut regarder les détails de l’Artille-rie , doHt il a même donné des leçons très-nécessaires enqualité de Brigadier des Ecoles mises fur pied depuis Tan-née 1680.

La science des mines, fourneaux, fougasses, ôc contre-mines qui fe pratiquent dans les sièges, tant pour la défen-se, que pour Tattaque des Places, est absolument néceíïâi-reà un Officier d’Artillerie pour les faire construire, oupour s’en servir lorfqu’ils font faits.

L’on peut dire qu’il n’y a plus eu de Places imprenables,depuis qu’on a eu cette redoutable invention ; car les assié-geans prennent le dessous des assiégés ôc fe rendent maîtresdes souterrains, les assiégés étant maîtres du dessus : c’estpourquoi, quand Ton fait des contremines dans une Place,il faut les faire le plus bas qu’on peut, afin d’être maîtresdu dessus ôc du deíîous, en les faisant un pied plus hautque le niveau d’eau. Je ne veux pas dire par-là que les con-tremmes qu’on fait dans un ouvrage, soient si bas ; car enfaisant fauter votre fourneau qui ne doit point être vio-lenté , vous jetteriez votre bastion ou autre ouvrage, dansle fossé, qui est justement ce que TEnnemi demande, com-me à M.

L’on avoit crû jufqu’à présent, que, par la dispositionTome III. D