D ’ A R T 1 L L E R I E. IV. Part. 105
gueurs ôc par épaisseurs, en mettant trois ou quatre boutsde planches d’un pouce d’épais qu’on nommes calles, fouschaque flasque , cela fait un jour entre chacun, 5 c donnelieu à l’air de passer ôc maintenir le bois.
Les madriers s’empilent de même , 5 c fe callent.
Les poutrelles s’arrangent différemment, selon les lieux,on en met quinze ou vingt de long les unes contre les au-tres , celles de dessus fe mettent de travers en recommen-çant de long, le troisième rang 5 c le quatrième de traversjufqu’à huit pieds de hauteur.
Les jantes s’empilent deux d’un sens, ôc deux d’un au-tre, le ceintre de la jante en dedans, ôc jufqu’à 15 à 16pieds de hauteur.
Les rais s’empilent Sc s’arrangent comme les poutrelles.
Pour les moyeux, quand on en a en provision, ils ne feconservent que dans l’eau ou dans un lieu fort humide,autrement ils fe roulent Sc ne valent rien.
Les essieux sémettent les unssur les autres, 5 c par pro-portion.
Sacs à terre.
I_iEsíacs à terre que l’on suppose exactement comptés S*tshter re .dans des tonnes chiffrées fur les fonds, s’arrangent à troistonnes de hauteur, ôc dans un lieu sec comme les mèches;il faut que ces fortes de tonnes de 300 livres de mèche, ôcde 8 à 900 sacs à terre aient un bon cercle cloué qui arrêtechaque fond, étant sujettes à se défoncer.
Cordages.
IjEs cordages entonnés, comme prolonges doubles 5 c Cernes.simples, travers, traits, ôc menus cordages, s’étiquettentrégulièrement 6c fe rangent à deux tonnes de hauteur seu-lement , à cause de leur poids ; les cables, cinquenelles, ôcautres gros cordages s’arrangent dans les lieux secs où l’onmet les autres.
Tome III.
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