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Tome troisieme.
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D*A R T I L L E R I E. IV. Part. h 5

les pour empêcher que personne n’approche des munitions.On en fait mettre trois à la premicre ligne des Pieccs, uneà chaque bout, & l’autre dans le centre ; six autres aux sixextrémités des lignes des munitions ; & trois à la derniereligne, posées comme à la premicre ligne des Pieces.

On met à 50 pas du canon devant le centre , un petitcorps de fusiliers pour empêcher les surprises de l’ennemi.

On avance à 1 o pas de la ligne du canon,les deux Piecesd’alarme qui se trouvent toujours celles du Parc , commeétant au centre, Lc les plusgroíles : il doit y avoir auprès,une sentinelle 6c un canonnier de garde avec le boute-feuallumé.

Aussitôt que le Commislaíre a dispose tout ion Parc decette maniéré, il sait avertir le Capitaine Général du char-roy de lui envoyer zo, 30,40, attelages pour le piquet,que l’on met à la queue du Parc. Je ne fixe point ici le nom-bre d’attelages , parce que cela dépend du besoin que l’onen peut avoir, ou de la proximité où l’on est de l’ennemi,Lc pour lors, il en faut tout au moins de quoi atteler une bri-gade entiere, afin quelle soit en état de marcher au pre-mier ordre du Général.

Le Major doit commander tous les jours deux Commis,faires d’ordonnance, un auprès du Général de l’armée,afin que cet Officier soit en état de recevoir ses ordres pourles porter au Commandant de l’Artillerie, un autre auprèsdu Grand Maître de l’Artillcrie quand il sert à l’armée.

On envoyé tous les jours de fourrage une brigade d’Offi-ciers pour contenir les fourrageurs de cet Equipage, quifont conduits en ordre jusqu’au lieu où l’on doit Fourrager.

Il y a aussi chaque jour une brigade d’Officiers de piquetqui ne doivent point sortir du Parc, afin d’être prêts à faireatteler leur brigade de canon, si le Général la demandoit.

Chaque brigade d’Officiers doit aller à son tour fairetravailler aux ponts que l’on ordonne pour la marche del’armée, ou pour la communication des lignes.

Le Major, après être arrivé tous les soirs de l’ordre, vaporter le mot au Grand Maître, s’il y est, ou au Lieutc-

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