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Tome troisieme.
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D’ARTILL E RIE. IV. P a r t. i 47Depuis que l’on fait des Sièges, les Troupes marquent or-dinairement de l’impatience de ne pas entendre tirer le ca-non des Batteries : mais mal à propos, car il n’y a pas quel-quefois plus de huit à dix heures qu’on a commencé d’ytravailler. Il est enfin de toute impossibilité de donner 18 à20 pieds d’épaiíleur à une Batterie, la bien fasciner &c pi-queter à hauteur d’environ 9 pieds, mettre à plomb lesplatteformes, ouvrir les embrasures, les fasciner 8c pique-ter , de peur , comme on l’a dit, que la terre ne tombe duvent de lapiece ; mettre les pieces en batterie, &. faire der-rière elles des réduits pour y placer le plus à couvert que l'onpeut les poudres dont on a besoin pour les tirer pendant lejour , fans avoir tout au moins pour y faire travailler unenuit & un jour. Quantité de mauvaises Batteries que l’ona faites en quelques Sièges, dont le canon de la Place tra-verfoit l’épaulement, ont fait périr beaucoup de monde,ce malheur n’est arrivé que par le peu de temps que l’ondonne pour y travailler. On dit souvent aux Officiers, pourles obliger à les faire pendant une nuit,qu’il faut prendre lamoitié plus de monde que l’on n’a de coutume ; je répondsque l’on n’y en fçauroir mettre qu’autant que le terrain lepermet. Lorsque les défenses de la Place font entièrementruinées, on prend moins de précautions pour les épaiíleursdes Batteries que l’on veut faire.

Les pieces d’une Batterie étant en état de tirer, on doitavoir six soldats commandés pour le service de chaque pic-ce, j’entens tout au moins des soldats éxercés à cette ma-nœuvre ; les Officiers prennent bien garde que ceux quivont chercher la poudre dans leur lanterne pour chargerles pieces , n’cn répandent pas le long du chemin , à causédesaccidens qui pourroient en arriver ; 8 c pour les éviter,on pourroit avoir des barils à bourse qui contiendroient 5 olivres de poudre , de laquelle on fe ferviroit pour chargerles pieces avec plus de fureté.

Lorsque les pieces font un peu échauffées, on observequ’elles soient toujours chargées également, en n’y met-tant feulement de poudre que la moitié de la pesanteur du

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