D’ARTILLERIE. IV. P a r t. i î7
celles de 11. D’un Canonier Sc de quatre Servans pour cel-les de 8 & de 4, lesquelles pour ces disscrens calibres, se»ront la manœuvre à peu près comme celles despieces de 14.
La construction de la Batterie, c’est-à-dire, la profon-deur qu’elle doit avoir pour s’y remuer commodément ;celles des platte-formes avec le talus qu’on doit leur don-ner ; l’épaiíTeur de l’épaulement ; la largeur Sc la hauteurdu merlon ( c’est l’épaulement qui est entre deux embrasu-res ; ) la largeur de l’embrasure en dedans Sc en dehors dela Batterie; les précautions pour ne se pas trop enterrer; letalus qu’il faut donner à l’épaulement,asm qu’il soit mieuxassis ; le sascinage Sc le piquetage sont des choses si con-nues Sc établies fur des régies si génerales, qu’il n’est pasnécessaire de donner d’instruction fur cela. Il faut feule-ment remarquer que les plattcformes ne peuvent être tropsolides ; Sc lorfqu’une Batterie doit être de quelque durée,il est nécessaire de mettre des lambourdes fous les madriers.Les joues des embrasures Sc le pied de l’épaulement doiventêtre construits avec plus de foin que la chemise ; Sc pour* cela les Canoniers prennent plusieurs fascines de dix piedsqu’ils relient avec foin , ils les assurent avec un plus grandnombre de piquets que les autres ; Sc en revérifient le piedde l’épaulement. Les deux joues des embrasures doiventêtre faites aussi avec ces mêmes fascines ( on les appelle sau-cissons , ) fans cette précaution le vent de la piece les em-porteroit bientôt, Sc détruiroit l’embrafure.
Lorfqu’une Batterie est conduite avec tous ces foins,elle dure beaucoup plus long-temps, Sc les réparationsqu’on doit y faire pendant la nuit, demandent moins depeine.
X