t 64 MEMOIRES
après avoir gratté la composition avec la pointe de son dé-gorgeoir , afin que le feu y prenne promptement.
Le premier Servant de la droite prend le boutte-feu, metle feu à la fusée.
Le premier Servant de la gauche met le feu au mortier,au commandement de l’Officier ou du Cadet, qui ne fedonne que quand la fusée est bien allumée. Lorsque soncoup n’apas beaucoup déportée , il laisse brûler quelquetemps la fusée, & ordonne le feu au mortier , suivant l’es-timation du temps qu’elle doit encore durer, ensorte qu’ellepuisse crever un moment après qu’elle est tombée. La lon-gueur de la fusée se connoît, en comptant un, deux, trois,&c. également depuis son commencement jusqu’à sa fin.
Le Cadet ou l’Officter , en donnant le commandement,ù tiennent à portée de pouvoir observer leurs coups pour íecorriger & mieux ajuster par la fuite.
Quand la bombe est partie, le premier Servant de la droi-te nettoye le mortier avec la curette ou racloir, Lc. un bou-chon de fourrage que celui de la gauche lui donne.
Le second Servant dc la gauche a le soin de balayer tou-jours pendant qu’onsert la piecè, afin qu’il ne reste pointde poudre qui puisse mettre le feu à la Batterie.
Les deux seconds Servans prenrtent chacun un levier, lesplacent fous le ventre du mortier pour le mettre debout, Qcen état d ? être rechargé.
, Le Cadet va à la poudre avec un sac, charge le mortieravec lí mesure, &c. chacun reprend le même poste & re-commence les mêmes fonâions enseignées ci-dessus.
four charger les bombes, on les emplit de poudre avecun entonnoir , on fait ensuite entrer la fusée par le petitbout dans la lumière de la bombe , & on l’ensonce avec unrepoussoir de bois à coups de ma,illet de bois, & jamais defer.
Les petits mortiers se servent à proportion comme ceuxde 1 1 pouces. 1
Ceux à grenades font servis par un seul homme.
A l'égjard d’un pierrier, il ne faut que trois hommes. La