D’ARTILLERIE. IV. P a r t. i 73
vrages St dans les chemins couverts de la Place. On peutfaire provision de z 5 o bombes pour chaque mortier de dif-férent calibre j l’on a 5 h 6 affûts 'de rechange des deuxderniers calibres, St le tiers plus de fusées que de bombes,à cause qu’il s’en peut perdre ou gâter par les pluyes. O11travaille fur le lieu à leur composition, afin qu’elles faffentun bon effet. Les grenades fervent aux approches des ou-vrages St des chemins couverts ; les éclats inquiètent beau-coup ceux qui en font à portée.
Il faut bien prendre garde à la distribution & à la con-sommation qui fe doit faire de la poudre : l’on a journel-lement des convois qui en apportent, soit par eau, si l’on ala commodité d’une riviere, soit par des chariots de pay-sans. Celle que l’on distribue aux troupes fe délivre horsdu Parc de l’Artillerie, St même au dessous du vent, pouréviter les accidens qui pourroient en arriver. On en don-ne à chaque bataillon zoo 11 v. Sc l’on en fait encore dé-livrer k ceux qui font k la tranchée, fur Tordre qu’endonne TOfficier général de jour. Elle fe prend à la queuede la tranchée où il y a exprès un petit Parc d’Artillerie.Quelque distribution que Ton puisse faire aux troupes quidéfendent le camp , St qui attaquent la Place, quand leSiège dureroit un mois , elle ne peut aller qu’aux environsde cent milliers de poudre , la forte consommation fe fai-sant par les Batteries de canon St de bombes, qui les con-fommeroient en un jour, s’ily avoit 100 piecescn batterieSt 50 mortiers. Cette consommation paroit très-considé-rable ; mais on a déja fait remarquer qu’elle ne le feroit pastant que celle qui fe feroit pour une Place que Ton atta-queroit avec moins d’Artillerie , à cause qu’il faudroit plusde temps pour en ruiner les ouvrages St les rendre en étatd’être attaqués, ce qui en prolongeroit le Siège, St parconséquent la consommation en feroit plus forte, St met-troit auííi plus de pieces de canon hors d’état de service.On peut toujours compter fur plus d’un million de poudre,afin de n’être pas surpris, car il pourroit arriver qu’un bou-let de la Place mettroit le feu à quelqu’un des magasins,
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