m MEMOIRES
Il doit faire fa visite dans les Places tous les deux ou troismois, selon qu’il le juge à propos pour le bien du service.
Dans chaque magasin il faut qu'd observe s\il y a troisclefs, asin que les munitions ne soient point laislees à ladisposition d’un seul Officier ; qu’il observe auffi si les mu-nitions font bien rangées, en fureté Sc sèchement, par-ticulièrement les poudres ; il doit même y avoir quatreclefs quand il fe trouve un Controlleur dans la Place.
- Il faut qu’il voye les Intendans ou les Commissairesordonnateurs ou ceux qui ont foin des fortifications, pourles solliciter de faire travailler aux magasins qui aurontbesoin de réparation • Sc , si l’on en fait de nouveaux , illeur fera observer que les fenêtres des magasins à poudredoivent avoir leurs ouvertures au levant, Sc qu’ils soientéloignés des maisons d’une distance raisonnable pour évi-ter les accidens du feu.
Qu’ils soient bien lambrissés Sc bien plancheyés aveclambourdes Sc du charbon ou mâchefer par dessous, pourempêcher Phumidité de pénétrer.
II fera ouvrir quelques barils de poudre pour en con-noître la qualité, Sc s’il les trouve en bouillie, en masse,en poussière ou brillantes au soleil, qui sont toutes mau-vaises qualités dans la poudre, il en fera avertir le .Com-mis de l’Entrepreneur des poudres pour y faire travailler.Quand elles ne font qu’humides, il ne faut quelesresse-cher, autrement il les faut envoyer au moulin , pour lesrebattre Sc pour les recharger de salpêtre.
II faut qu’elles soient en barils de 100 enchappés, ouen barils de i oo ensachés.
II ne doit être tiré de poudres défectueuses des magasinspour être envoyées au moulin, que 3 milliers à la fois ; Sca mesure que ces 3 milliers se rapportent, on en délivretrois autres milliers, jusqu’à ce que ce radoub soit entie-rement achevé.
II recommandera fort de ne laisser entrer dans ces maga-sins-là, ni fumeur, ni soldat ayant des ciouds à ses souliers.
Il ne permettra point qu’il soit donné aux Officiers