D’ARTILLERIE. IV. Part. h 7manque rien : ôc fa prévoyance doit aller si loin, qu’il nefaut pas qu’il fe trouve court d’aucune chose, au moins au-tant qu’il pourra dépendre de lui pendant la campagne.
Il faudra qu’il distribue ses Officiers en plusieurs briga-des , & qu’il faste sévèrement observer les Réglemens qu’ilaura faits, ou pour leur maniéré de servir, ou pour la mar-che , asin qu’il ne s’y faste point de confusion ni de désor-dre , 6c qu’aucun Officier ne se dérobe à son devoir , ni nemanque a l’obéistance qu’il doit à ses supérieurs.
Il envoyera soigneusement reconnoître les chemins paroù doit passer l’Equipage, par les Officiers qui font char-gés ordinairement de ce fom , 6c fera de bonne heure tra-vailler à ceux qui pourroient retarder la marche.
II prendra grand foin de faire parquer les munitions qu’ilmenera, dans un lieu sûr 6c commode pour les hommes 6cpour les chevaux. Il établira des Officiers par tout pour lagarde &c la distribution des munitions; & ll ÍC sera rendrecompte éxaéìcmcnt tous les matins &c tous les soirs par lesCommissaires 6c le Garde du Parc , des munitions qui au-ront été délivrées, 6c de celles qui resteront, 6c en auratoujours lé précis avec lui pour pouvoir en informer le Gé-néral , s’il le lui demande.
Il fera auffi rendre compte par le Maréchal des Logis ou'Major, de tout ce qui se passera dans l’Equigage, soit pourles marches, soit pour les logemens, soit pour la distribu-tion du Pain de munition, asin d’empêcher que les Offi-ciers ne fe plaignent, 6c qu’on ne leur faste aucun paste-droit.
II s’informera de temps en temps des chefs de Brigade,de la conduite des Officiers qui seront fous leur charge j 6ctous les matins, 6c tous les soirs comme il le trouvera à pro-pos pour le service, les Officiers principaux 6c le Capitaineau charroi viendront recevoir ses ordres pour ce qu’ils au-ront à faire pendant la nuit, ou pendant le jour suivant.
U est inutile de dire ici qu’il doit être affidu auprès duGénéral le plus qu’il pourra,pour fçavoir ce qu’il aura à fai-r£, fans néanmoins, que cette assiduité dcivel’empêchcrTome III. £ ç