qui sont propres
En rouage pour démonterles Pièces de l’ennemi.
A revers qui battent à dos& qui voyent dans la place.
Batteries à redans ou redensqui font des angles rentrans Scfaillans , dont les faces fe flan-quent l’une l’autre.
Il y a des batteries doubles,qui en effet ont doubles fafci-nages Sc merlons. Voyez. Tome/. pag. 27j, & auTome III.P*g- 145 -
Il y a encore des batteries àricochet. C’est lorfqu’ayantfait des batteries à la droite Scà la gauche des attaques, quienfilent Sc battent de revers leschemins couverts Sc autres ou-vrages , l’on charge les Piècesd une petite quantité de pou-dre j suffisante néanmoins pour
Í >orrer leurs boulets à route vo-ce dans les ouvrages qu ellesenfilent, Sc dans lesquels ilsfont plusieurs bonds Sc rico-chets , après leur chute , quiincommodent de maniéré ceux
? iui les défendent, qu'ils fontorcés de les abandonner pen-dant le jour , ainsi que l’on avu au siège d’Ath. Ces batte-ries font de peu de dépense,attendu que les Pièces ne fontchargées que d une demi-livre,ou d’un quarteron de poudre,plus ou moins, suivant le cali-bre de la Pièce Sc son éloigne-ment , parce que ordinaire-ment elles ne font éloignées auplus de leur objet que de 80 à100 toises. Les étrangers nom-ment l’effet de ces boulets, desboulets sourds , à cause qu’ils
à VArtillerie. 31 <j
font chaises avec si peu de bruit,qu’il est presque impossible des’en garantir. Ces batteries quifont de l’invention de M. deVauban , ne fçauroient êtreque d’une très-graude utilité,lorsqu'on veut donner un afi»faut à quelque ouvrage , en lesy tirant, fans discontinuer pen-dant une heure ou deux avantque de l’attaquer ; cela éloignetous ceux qui le défendent, Scdonne moyen aux troupes des-tinées pour cette attaque .de
f irositer du désordre où fonteurs ennemis. Je tiens cetteexplication de M. Vaultier,qui fait présentement la fonc-tion de Major dans l'équipaged’Artilleriedel’armée de Flan-dres. Tome /- pag. 116. Lesbombes peuvent être tirées àricochet , comme le canon.Voyez. Tome II. pag. 67.
Battre en brèche. C’est vouloir fai-re tomber une muraille, ou lachemise d’un bastion ou dequelqu 'autre ouvrage , pour ydonner l'assaut. L’on dir aussibattre de toutes les maniérésdifférentes, que l’on vient devoir. Battre par camarade,est quand plusieurs Pièces decanon tirent tout à la fois furun même corps, soit d’une mê-me batterie , soit de différen-tes.
Bayard. C’est une maniéré de ci-vière :-ce nom est usité en Lan-guedoc Sc en Rousillon , Scl’on le voir fur les Inventairesdes Garde-Magasins.Baïonnette. Dague ou couteaupointu, en guise de poignard.