DES VOLCANS.
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totis les naturalistes , c’est le dessèchementdes eaux qui avoisinent un volcan. Il estreconnu qu’elles servent , non-seulementà l’aviver par intervalles , comme nousl’avons dit, mais que ces eaux , en s’infil-trant et en humectant à propos les matièresqui entretiennent le volcan , contribuentencore à sa durée, parce qu’elles prévien-nent une conflagration trop générale ettrop subite. On se convaincra de cette né-cessité du voisinage des eaux pour l’exis-tence et le maintien d’un volcan, par laconsidération que tous ceux qui existentsont en effet, ou dans des îles, ou non loinde la mer, ou près des grands lacs, ou bienenfin qu’ils font partie de hautes chaînesde montagnes , d’où découlent quantitéd’eau } ce qui suppose de vastes réservoirs.11 ne s’en trouve aucun en activité hors deces circonstances. L’on se fortifiera mêmedans cette persuasion en observant que, si,dans la multitude des volcans qui ont existé,mais qui sont aujourd’hui éteints, on enrencontre dans ^intérieur des terres, dont laposition sembleroit contrarier notre asser-tion par leur distance des grandes eaux $une étude exacte du local fait reconnoître