DES VOECANS. 2ÔÙ
que les sédimens plus récens $ c’est le mêmesol, à l’altération près que la végétation etl’influence de l’atmosphère ont dû nécessai-rement apporter.
L’endroit où le nouveau gouffre s’estouvert , étoit un fond où les eaux de neigeet de pluie se conservoient ordinairementlong-temps. L’explosion se fit avec un fra-cas semblable à celui dir tonnerre , et avecl’apparition d’une gerbe de feu , qui nedura qu’environ trente minutes , accompa-gnée d’une épaisse fumée. L’ébullition, quilançoit une partie de la vase liquide, a duréjusqu’au lendemain : après quoi la vase acontinué de déborder avec lenteur , et a for-mé six courans , qui , du faîte de la collinese sont répandus sur la plaine. La masse devase , formée par ces courans, est épaissede trois à cinq archines ( de six à dix pieds).Elle peut être évaluée à plus de cent milletoises cubes j débordement qui tient du pro-dige ! Cinq mois après , en juillet, époqueoù M. Pallas vint sur les lieux , la surfacede ces dépôts étoit desséchée, extrêmementraboteuse , et fendillée comme un terrainargilleux. Le gouffre qui les avoit vomis,se trouYoit bouché par la vase pareillement