3o8 HISTOIRE NATURELLEques douze ou quinze toises de distance dela côte occidentale de la Guadeloupe , l’eaude la ruer est toujours bouillante. Il est faciled’en reconnoître la cause : en fouillant suc-cessivement , dit cet historien , à quinze oudix-huit pouces de profondeur, le sol dé-couvert qui est dans la direction de ce pointde l’Océan jusqu’au volcan de la soufrière,on trouve ce sol brûlant. Il est donc palpablequ’il y a ici un prolongement écarté dela soufrière, qui , quoiqu’abaissé sous leniveau des eaux , en domine encore lesprofondeurs, et que dans ce prolongementsubsistent des feux puissans.
Or , supposons pour un moment quequelqu’accident vînt à couper cette com-munication ; le volcan pourroit devenirdouble , comme en Islande , sous l’aspectde l’Hécla : le primitif seroit à découvertjle secondaire, soumarin. La soufrière pour-roit avec le temps s’éteindre ; la partie oùest la bouche pourroit même s’affaissertotalement j et le volcan secondaire , lesoumarin , persévérer. C’est à une semblablecasualité que nous rapporterions l’originedu volcan de Santorin .
Quant à ceux que beaucoup de témoi-