11
i i , i niimlp ro |w> rpponverte d’un manteau, dont les plis retombent jusqu’aux
le corps tout enveloppe d’une longue roue recouverte ^ ^ ‘> r ^ J
pieds; souvent leur tête était entourée d’un bandeau et d’une couronne de feu,lies de chene.
Mais les objets de parure les plus chers h tous les Gaulois, étaient, comme nous lavons fan observer ces
ornemens d’or dont les deux sexes se chargeaient la tête, le cou, les bras et meme la pour,ne.Leurs bracelets,
et leurs colliers surtout, qu’ils fondaient et travaillaient eux-mêmes, sont fameux chez les ancens, et pim d une
fois les Romains ont désigné la grandeur de leurs triomphes par le nombre des colhers d or enleves aux Gaulo.s
AH militaire, armes. On conçoit aisément que chez un peuple du caractère des Gaulo.s les arts, memeles plus utiles, aient été négligés pendant long-temps, parce qu’on pouvait s en passer; ma,s on cro.rau aumoins crue l’art militaire et celui de la fabrication des armes auraient dû être portes plus loin que chez aucuneautre nation, dans un pays où l’on ne vivait que pour la chasse ou la guerre, chez
prix qu’à ses armes, qu’il ne quittait presque jamais ( 2 ), pas meme au sein delà paix, p / ’ \ P
et ses assemblées publiques: on Se tromperait; et lorsqu’on pense qu’avec des armes nen in erieuies e unediscipline très-mauvaise, les Gaulois ont fait trembler en même temps l’Italie, la Grèce et 1 Asie mineure, on nepeut qu’admirer ce courage étonnant qui chez eux fut obligé de suppléer à tout; une chose non moinsétonnante encore, c’est que ce peuple qui combattit très-long-temps, ou servit comme aux,],aire chez lesnations les mieux civilisées, ne perfectionna cependant que fort peu la fabrication de ses aimes et satactique militaire. C’est une insouciance assez difficile à comprendre, à moins qu’on ne 1 exp .que par le propresentiment qu’ils avaient de leur force et de leur courage, ou par ce préjugé qui leur a,sait regarder commedéshonorant et indigne de l’homme de chercher contre la mort un autre secours que la valeur .
En marchant au combat (3), les Gaulois avaient une coutume assez bizarre, et dont on ignore le motif, c étaitde se découvrir toute la partie supérieure du corps, et de demeurer ainsi niis pendant toute la melee, exposesde leurs ennemis. Mais ce qu’on a surtout reproché k la composition de leurs armées, c’est qlie leuraux coups . leur seu j e force consistait en cavalerie (4). Chaque cavalier en avait à sa suite deux
autres^ espèci/de domestiques ou d’esclaves obligés de prendre sa place, s’il était renversé decheval.On combat-tait aussi sur des chars (5) attelés de deux chevaux et conduits par un esclave. Quelquefois, et principalementlorsqu’on était poursuivi, ces chars, qu’on traînait presque toujours en grand nombre h la suite des armées,formaient, liés ensemble, une espèce de retranchement contre l’ennemi.
On sait encore qu’au moment du combat les Gaulois disposaient leur corpsd’armee sur un double front, afind’ôter tout espoir de fuir à ceux qui devaient naturellement recevoir le premier choc de 1 ennemi; chose assezbieiTvue uisque les auteurs, tout en représentant les Gaulois très-braves, les peignent aussi prompts à seîen vu , p , ar j ens ^ yo | er ^ victoire. D’ailleurs il est impossible de donner des détails sur la manœuvredesGlulois pendant l’action; les historiens nous ont appris seulement qu’ils manquaient de tactique, et com-battaient presque toujour r pépée Rs se servaient souvent aussi du javelot; mais la première
L’arme la plus commune parmi eux était lepee. lisse sei y v • . i
v , h A T qo lari-ioc rlp leurs épées étaient ordinairement très—minces et mal trempees;
était la plus généralement employée. Les lames cleteui s epces et 1. ’
. V . nnnv ‘pnt franoer nue de taille; elles s émoussaient ou se courbaient
elles avaient la pointe arrondie, et ne pouvaient nappei q \ . ,
très-facilement, et souvent ’a un tel point, que, pour continuer à s en servir, on était oblige, avant d en frapper,de les redresser avec le pied. . * . , _ ,
Les autres armes dont les Gaulois firent encore usage étaient un arc et une fronde. Quelques-uns seservaient aussi d’une massue de fer, de haches, de pierres fichées dans des manches de corne de cerf, etd’une espèce de glaive garni de pointes recourbées de manière à déchirer les chairs en le retirant de lablessure Leurs armes défensives les plus communes étaient un casque et un bouclier : quelques-uns se cou-vraient aussi d’une espèce de cuirasse de fer. Leurs boucliers étaient assez longs, mais très-étroits, en sortequ’ils ne garantissaient qu’une petite partie de leur corps, ce qui donna souvent bien e avan âge eursennemis dans un temps où l’on ne combattait que de près.
Bexux-arts_ Ciselure. Siles armes des Gaulois furent leur premier besoin en temps de guerre, nous venons
de voir qu’elles furent aussi regardées chez eux comme l’ornement le plus agréable pendant la paix. On .peutdonc penser que ce fut un des objets qu’ils s’occupèrent le plus tôt à embellir, puisque c était celui auquel les
( i) Il paraît que l’usage des colliers était le plus généralement reçu ; carFlorus rapporte que, dans une rencontre, les Gaulois firent vœu d’em-ployer tout leur butin à fabriquer un collier pour le dieu Mars, s’ils rem-portaient la victoire, mais qu’ayant été vaincus, au contraire, par les Romains,le consul Flaminius éleva à Jupiter un trophée de leurs propres colhersFl. 1. 2 , ehap. 4.
( 2 ) Foy. Cæs., de Bello gall., b 5 , cap. 56, et 1. 7’ ca P- ai - — Dlod ‘
Sicul. , 1. 5, — Plin., 1. 52 , cap. 2. Tit. Liv., Lu, cap. 20, etc.
(5) Polyb., 1. 2 et 1.3. — Tit. Liv., 1. 58, cap. 21 . — Plut., in FiiisCam 'Mi et Crassi, etc.
(4) Pausan., in Phocicis. — Slrab., 1. 4 .
(5) Cæs., de Bello gall., 1. 1 , — Diod . Sicul., 1. 5. — Tit. Liv., 1 .
cap. 28.
\
10