Buch 
Cours de physique / par .... Gay-Lussac ...; recueilli et publié par M. Grosselin, sténographe
Entstehung
Seite
42
JPEG-Download
 

si le corps, au lieu d’avoir ces vitesses variables, avait euune vitesse constante qui eût été moyenne entre toutes cesvitesses. Par conséquent, nous pouvons concevoir que la vi-tesse moyenne sera la somme des deux extrêmes divisée pat

deux, c’est-à-dire

gt

2

Si l’on conçoit que le corps se meut avec celte vitesseîiioyenne, il faudrait,, pour avoir l’espace parcouru, multi-plier la vitesse moyenne par le nombre d’unités de tempsdurant lesquelles le corps a été en mouvement.

Si l’on conçoit que le corps continue à se mouvoir avec lavitesse qu’il a acquise au moment où la pesanteur cesse d’a-gir sur lui, par conséquent, avec une vitesse double de lavitesse moyenne, il parcourra, dans le même temps , un es-pace double de l’espace qu’il avait parcouru au moment oùla pesanteur a cessé d’agir sur lui. .

Dans lé premier cas, la vitesse moyenne du corps étantsimplement égale à la moitié de la vitesse extrême, à \ gt ,lecorps doit parcourir, dans ce cas, un espace égal à la moitiéde celui qu’il parcourrait pendant le même temps, s’il semouvait avec la vitesse extrême.

C’est ce qu’il est facile de vérifier par l’expérience.

Si, après avoir placé sur une des masses M, 31, la petite-masse ?n, et avoir, par ce moyen, obtenu une vitesse qui vatoujours en augmentant, on enlève tout à coup la masse m,le système continue son mouvement, non plus alors avecune vitesse accélérée, mais simplement ave.c la vitesse qu’ila acquise au moment où la masse m l’a abandonné.

On peut répéter l’expérience avec la machine d’Atwood.

On dispose la machine de manière que le corps qui tombependant cinq secondes, avec une vitesse croissante, parcourt5o centimètres. Au moment où le corps est arrivé au pointcorrespondant à 5o secondes, une fourche enlève la massem, et on laisse encore ccouler 5 secondes; on calcule l’es-pace parcouru pendant ces 5.dernières secondes, et ontrouve qu’il est égal à îoo centimètres, c’est-à-dire, qu’ilest double de l’espace parcouru par les. corps pendant lescinqpremières secondes.

Ainsi, on peut vérifier de deux manières la loi de la pe-santeur; i° en atténuant l’action de la pesanteur sans porteratteinte à la loi; et 2 ° en démontrant qu’une fois qu’uncorps a été soumis à l’action de la pesanteur, laquelle lui afait parcourir un certain espace, si la pesanteur cesse d’agir