COURS DE PHYSIQUE®
LEÇON VINGT-DEUXIÈME.
(Samedi, 26 Janvier 1828.)
Nous nous sommes occupés, dans la dernière séance, dela détermination du calorique spécifique des corps, et cher-chant la quantité de glace que les corps pouvaient fondre ,vous avez vu que les capacités étaient proportionnelles auxquantités de glace fondue. Nous nous sommes servis de laglace pour faire concevoir facilement ce principe que lescorps n’ont pas la même quantité de calorique spécifique, etnous sommes entrés dans quelques détails sur le calorimètre.Mais outre que cet appareil a quelques inconvéniens quenous avons fait connaître, on n’a pas toujours de glace à sadisposition. On a donc dû avoir recours à d’autres méthodes,et il en existe qui sont tout aussi simples et qu’on peut em-ployer dans toutes les saisons.
L’une de ces méthodes est connue sous le nom de méthodeà® mélanges. Elle consiste mettre deux corps, l’un chaudet l’autre froid, en contact, en supposant qu’ils ne puissentpas agir chimiquement l’un sur l’autre, et ensuite à détermî-oerles variations de température qui ont lieu. Ces variationsde température conduisent immédiatement aux capacités desdeux corps que l’on compare.
l’ous avez vu que nous rapportons les capacités des corps;i colle de l’eau, qu’on prend pour unité. Par conséquent, dansla méthode des mélanges, ce sera l’eau que nous mêleronsaïe c une certaine quantité des autres corps , et nous pour-rons prendre l’eau chaude et le corps froid , et alors ce sera1 eau qui se refroidira, ou, réciproquement, nous pouf-fes prendre l’eau froide et le corps chaud, et alors elles échauffera. Si l’eau avait une capacité variable de zéro àlo c\ vous sentez bien que ces variations, si elles étaient unP e u notables, pourraient amener des résultats inexacts. 11auf donc commencer par nous assurer si réellement les capa-
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