DISCOURS
PRÉLIMINAIRE.
-Lorsqu’on apperçoit, pour la première fois, dans le marbreou dans la pierre commune des coquilles ou d’autres corps or-ganisés qu’on sait n’exister vivans que dans les eaux de la mer,on se sent aussitôt entraîné comme involontairement dans desréflexions qui provoquent en nous le plus vif désir de connoîtreles causes qui ont pu produire de pareils déplacement, et cellesqui ont permis à ces corps d’origiue animale de s’introduire ainsidans des masses compactes de nature pierreuse.
L’on sait bientôt qu’il est impossible que ce marbre ait étédans l’état où on le trouve actuellement à l’époque où cette es-pèce de phénomène a eu lieu ; mais des faits d’un tel ordre sont siextraordinaires, et en apparence si contradictoires pour le com-mun des hommes, et même pour ceux qui ont d’ailleurs l’espritle plus exercé, mais qui ne se sont point appliqués ù l’étude desconnoissances de la nature, que bientôt les uns et les autres
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