après nous feront beaucoup mieux encore ; il faut le désirersans doute ; car il n’y a que la médiocrité ou la petitesse de l’é-goïsme qui veuillent tout s’approprier.
Ainsi donc en faisant des efforts pour déterminer d’une ma-• nière stable cette multitude de corps étrangers, qui ont vécuautrefois dans la mer ou sur la terre, et dont les innombrablesrestes semblent avoir formé une partie des matériaux solides duglobe j cherchons encore à étendre les bornes de la science, ennous appliquant à bien connoître les lieux divers, ou tant decauses qui ont dérangé si souvent l’ordre actuel des choses, ontaccumulé le plus de fossiles de tous les genres et de toutes lesespèces : c’est en examinant comparativement ces corps avec lesanalogues qui vivent encore dans telles ou telles mers plus oumoins lointaines, que nous pourrons en tirer des inductions d’oùjaillira peut-etre un jour la lumière qui nous est nécessaire pourdissiper les ténèbres qui dérobent depuis si long-tems la vérité ànos recherches les plus constantes,
Ainsi nous savons, par exemple, que la montagne de Cour-tagnon, située à quelque distance de la ville de Jlheims, n’estabsolument qu’un immense amas de coquilles fosilles, dontquelques - unes conservent encore le brillant de leur nacre ;ces productions des mers étrangères (1) sont si nombreuses,
(i) En voici quelques exemples positifs» et que nous pourrions multiplier, si nous necraignions d’être trop long :
io-. Cérite dcuticule » cerîthium dcnüculatum , de Bruguières, Encyclopédie nié-