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DE LA MONTAGNE DE S.-PIERRE.
sa solidité : on eut meme soin, pour en faciliter le transport etla mettre à l’abri de tout accident, de l’encastrer dans un fortcliassis en bois, contenu par des boulons en 1er, qu’on peut res-serrer à volonté, pour retenir et lixer la pierre dans tous lespoints. Ce qui réussit parfaitement, et permit à ce beau mor-ceau d’arriver dans le meilleur état à Paris, où tout le mondepeut le voir dans le Muséum d’histoire naturelle.
Les os maxillaires et autres qui sont à découvert en partiedans cette pierre, sont plutôt fossiles que pétrifiés : ils ont desrapports, quant à leur état, c’est-à-dire, par leur couleur, leurdureté et leur physionomie, s’il est permis d’employer ici cetteexpression, avec les os fossiles qu’on trouve dans les carrièresde Montmartre, près de Paris ; mais ceux de Maestricht ontleur contexture plus serrée, plus compacte, leur couleur estd’un brun jaunâtre, plus foncé et en meme tems plus vif. Laracine osseuse des dents est pesante, et tient un peu de la pé-trilication ; l’émail a conservé une partie de son poli à l’exté-rieur , mais la cassure dans cette partie de la dent est terne,quoique très-compacte et très-line : le tems, sans l’avoir altérée,l’a néanmoins rendu assez fragile pour être brisée avec peud’effort.
L’ensemble et les dispositions de cette tête pourroient fairecroire, au premier aspect, que les os maxillaires sont à peuprès dans leur position naturelle ; mais un examen plus at-tentif ne permet pas de douter qu’elle n’ait éprouvé le plusgrand dérangement dans son organisation première ; c’est-à-dire, que la plupart des os n’aient été déplacés ; et cela n’est pasétonnant, car l’animal étant mort naturellement ou accidentel-lement , et se trouvant au lond de l’eau , ses chairs ont du êtrela proie des animaux marins voraces, qui auront dépouillé ses*