DE LA MONTAGNE DE S.-PIERRE. 7 3
cl’un heureux hasard, offre à découvert et met en évidence l’or-ganisation de ces doubles dents, Camper a cru devoir le pu-blier.
Nous avons déjà fait mention de ces petites dents, en décri-vant les os maxillaires du Muséum de Paris, et ceux du Mu-séum de Teyler à Harlem j mais comme dans le morceau deCamper on les voit d’une manière très - distincte et dans diver-ses positions, nous avons cru que cet os maxillaire devoit trou-ver place ici, avec d’autant plus de raison que notre intentionest de mettre les naturalistes à portée de prononcer eux-mêmessur la question de savoir si les restes de l’animal trouvé dans lescarrières de Maestricht ont appartenu à un cétacée inconnuou à un crocodile d’une nouvelle espèce.
L’illustre Camper, si recommandable par ses hautes con-noissances en anatomie comparée et en zoologie, s’appuyoit surle système particulier des dents de l’animal dont il est ici ques-tion , pour soutenir qu’il ne pouvoit pas être de la famille descrocodiles. La conformation de ces mêmes dents nous serviraà. nous d’indice pour regarder, au contraire , l’animal de Maes-tricht , comme beaucoup plus rapproché des crocodiles que desphiseters, ou de tout autre animal marin ; mais comme lespreuves qui semblent venir à l’appui de mon opinion sontconsignées à la lin de cet ouvrage, où il est particulièrementqùestion des crocodiles fossiles et pétrifiés, j’y renvoie le lec-teur. Cependant comme il est du devoir d’un homme de bonnefoi de présenter d’abord les objections de son adversaire, etde les établir dans toute leur force, je m’empresse de placer icice que Camper a dit au sujet des os maxillaires, qui font l’ob-jet de son mémoire publié dans les Transactions philosophi-ques.
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