86 HISTOIRE NATURELLE
celle cle l’extrémité ; ce qui forme en tout onze pièces sur cettememe ligne.
Cette partie supérieure est disposée en manière de liausse-colavec un prolongement de chaque côté de l’échancrure, ou pourm’énoncer plus clairement, cette partie ressemble assez au hautd’une cuirasse militaire qui seroit munie d’avant-bras, et an-nonce que les pattes de devant, ou plutôt les nageoires de cestortues marines, étoient recouvertes en partie d’écailles adhé-rentes au bouclier : ce qui constitue incontestablement un ca-ractère tranchant, bien propre à former un genre particulierqui convient à toutes les tortues dont les bras seront ainsi ar-més d’une cuirasse: il est vrai que jusqu’à ce jour aucune destortues vivantes que nous connoissons ne nous a offert encore cecaractère ; mais qu’importe, le lait n’en est pas moins certain,et si ce genre n’est pas perdu , il existe peut-être dans des merspeu fréquentées, telles que celles qui bordent les côtes immen-ses de la Nouvelle-Hollande, ou d’autres plages que l’on n’a pasencore visitées, ou qui n’ont été parcourues que rapidement.
Trois autres tortues du même genre existent dans le Muséumd’histoire naturelle de Paris; elles viennent du cabinet de Rouxà Macstricht, qui les avoit eu de la succession d’Hoffmann. Sil’on joint celles-ci aux deux du cabinet de Camper, et à celledu chanoine de Preston, l’on aura six tortues tirées de la mon-tagne de Saint-Pierre. Il est très-probable sans doute qu’il en aété trouvé un plus grand nombre à des époques anciennes, c’est-à-dire , avant que le goût de l’instruction lit recueillir ces sortesd’objets, et il est bon d’observer que l’on ne compte pas ici cegrand nombre de vertèbres et autres ossemens de tortues conser-vés dans les Muséums de Paris, de Londres, de Harlem, etdans les cabinets de Camper, de limiter, etc., qui ont été re-