1 84 HISTOIRE NATURELLE
qui sont sous presse, et qui seront sans doute accueillis avec lemême intérêt que ses autres ouvrages.
J’ai du regret de ce que ce beau travail n’a pas paru avant lapublication de l’iiistoire naturelle de la montagne de Maes-tricht, parce que j’y au rois puisé des faits sur un fossile dontles espèces sont très-nombreuses, et dont la détermination po-sitive me paroît encore bien difficile.
Fortis nous apprend dans sa lettre que, malgré son peu depenchant pour la néologie , il a cru devoir donner aux nu-mismates, appelées aussi lenticulaires, lorsqu’elles sont pe-tites, 1e nom de discolithes $ à cause, dit-il, que la figurediscoïde et la substance pierreuse sont les deux seuls carac-tères cons tans qui soient communs à toutes leurs espèces etvariétés . Mais il me paroît que Fortis, qui a eu 1e courage d’at-taquer tes noms barbares sous lesquels il semble qu’on ait juréd’étouffer tes sciences, auroit dû considérer que le mot qu’il acréé, et qui, à la vérité, ne blesse ni 1e goût, ni l’oreille, neconvient qu’aux numismates dans l’état de pétrification ; demanière que si jamais on découvrent dans tes mers tes analo-gues de ces corps, il faudroit encore composer un nom pourles distinguer, puisque celui de discolitlie ne sauroit alors leurconvenir (i).
(i) J’ai reconnu, sur la coralline vermifuge de Corse, Corallina offîcinalis, L.,de peliis polypiers libres et marins, si rapprochés d’une numismale, qu'on ne peuts’empêcher de les considérer comme du même genre: si l’on veut se procurer de ces corps,il tant les chercher dans le fond des caisses ou des sacs dans lesquels on adresse auxdroguistes de la coralline de Corse; on y trouvera non-seulement cette espèce de nu-nnsmale, mais toutes les petites coquilles décrites par Janus Plancus. C’est le natura-liste Sionnet , de Lyon , qui a eu le premier l’idée de chercher les coquilles micros*copiques de la Méditerranée sur les corallines de Corse,