ARRIVER A LA PHILOSOPHIE. a 3 ç
assigne à la métaphysique ; fonction à laquellercvierincnt les règles de synthèse de M. LeSage. Or lorsqu’arrivé à ce point éminentdans les causes physiques, on peut en redes-cendre jusqu’à l’explication de tous ces phé-nomènes dont les usages sont évidents; ce quidémontre qu’il auroit été impossible de pro-duire ces effets par des moyens qui leur fussentmieux adaptés; tous les rapports des usagesaux causes particulières existantes, se réu-nissent en une fin générale , et désignent ainsiindubitablement une intelligence suprême.Mais quel temps n’a-t-il pas fallu,pour que lesobservations et les expériences faites par lasuccession des hommes étant rassemblées,combinées, généralisées suivant les règles deBacon , nous aient approchés de cette profon-deur et hauteur dans la connoissance de la na-ture! Ce n’est donc certainement pas ainsi,ce n’est pas par la contemplation de lanature, que la notion d'une intelligencesuprême se trouve répandue de tout tempsdans le genre humain; cette notion , avec toutce qui l’accompagne dans la tradition deshommes, est la seule origine qu’on puisseraisonnablement attribuer au premier branlequ'ont, reçu parmi eux les recherches sur lanature ; et c’est pour cela que Bacon , recon-