LES CAUSES PARTICULIÈRES. 53
141. C’est-là Yhistoire inductive la pluscomplète qui ait été formée sur de grandsobjets compliqués j elle regarde le plus granddes objets de la nature qui lut à laportée des hommes ; et c’est par elle, suivantle désir et l’espérance de Bacon , que nousallons remonter aux causes. C’est la chimiequi doit ici être notre guide : non pas lachimie particulière , c’est-à-dire, celle quidi rigc aujourd’hui nos opérations ; car ellene peut embrasser que celles qui ont lieuactuellement sur notre globe , où il ne sepasse rien , ni 11e s’est rien passé depuis quela présente race des hommes observe, quiait aucun rapport avec la formation de cou-ches minérales. C’est donc la chimie géné^raie ; ce sont les canons chimiques conclusde tout ce que la chimie nous a appris jus-qu'ici , qui doivent nous éclairer sur cetteroute; et l’objet vers lequel nous devons nousdiriger d’abord , est Y époque quelconque à la-quelle le liquide qui couvrait tout le globecontenoit toutes les substances minérales,sans qu’il s’en fût encore séparé aucune. Jevais donc rassembler sommairement les prin-cipes chimiques qui nous conduisent à ca-ractériser précisément cette époque.
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