LES CAUSES PARTICULIÈRES. 69principal objet du livre II, dont j’ai fait cesextraits , consiste dans la détermination de ceque Bacon nomme instances ( instantiæ ) ,c’est-à-dire , les cas ou phénomènes particu-liers , qui appartiennent à un certain objet ;et c’est ici en même temps, l’une de ses plusgrandes règles, et la moins communémentsuivie, même par des physiciens de granderéputation. Quand les causes , ou les agents ,sont imperceptibles ; si l’entendement en jugepar une seule espèce d'effets , même en appa-rence les plus simples , il peut aisément setromper ; d’abord, parce qu’il n'est point surde déterminer exactement ce qui, dans cesphénomènes , appartient essentiellement à laforme cherchée; c’est-à-dire, à Veffet nuddela cause principale : et de plus, parce qu’endéterminant celle-ci derrière le voile deschoses perceptibles , l’entendement travaillelui-même ; tandis que sa seule fonction doitêtre de conclure. Il faut donc porter d’autreslumières derrière ce voile ; et c’est à quoipourvoit Bacon , en y faisant arriver , de toutcôté celle de phénomènes indirects, de plu-sieurs classes , genres et espèces, dans les-quels néanmoins se trouve la forme dont ons’occupe , mais en différentes combinaisons :
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