LES CAUSES PARTICULIÈRES. 87que nous ne pouvons rien connoître de ce queles choses sont en elles-mêmes : mais on nepourra continuer de soutenir ces systèmes ,aux yeux du moins des personnes attentives,sans avoir réfuté directement, soit les prin-cipes mêmes de Bacon , soit toutes leursconséquences, telles que je les développeraipar degrés dans cet ouvrage.
1 65. Après cet ensemble de faits ; aprèsleur comparaison entr’eux, par ressemblances,différences, exclusions, remarques généraleset particulières j et un nouvel avertissement,de ne point trop se hâter; mais sans craindrede décider quand il est temps; en se gardanttoujours d’obstination, si de nouvelles chosesapportent des changements aux premièresidées , Bacon vient enfin, dans le mêmeAphorisme , à un essai de fixation de la formede la chaleur’, et c’est en ces termes :
« Voici une première 'vendange , ou In-terprétation ébauchée, quant à la forme àe lachaleur , faite par une première permission àl’entendement.
« La définition, ou la vraie forme de lachaleur, celle qui appartient à l’ Univers , etnon aux sens seulement, est telle en peu demots : La chaleur est un mouvement expan-
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