hauteurs de Four - Labrouque. Le granit placé entre Sauvagnat et Coudes ,particulièrement sur la rampe qui borde cette même route, présente la même dis-position et les mêmes caractères que celui du terroir des Chapelles.
Aux côtes de Saint-Georges, les parties du granit ont plus d’adhésion entreelles, et cette disposition est presque partout la même sur tout le versant méri-dional, et bien avant dans la commune d Orbeil. A Verrière , le granit a les grainsun peu plus gros, sa couleur est. blanc grisâtre; ses scissures, plus rares, ne con-tiennent plus de fer et d alumine hydratée, ou du moins elles en contiennent très-peu ;ses masses, beaucoup plus volumineuses, peuvent se détacher en gros blocs, dontles parties ont entre elles une grande force d’adhésion et de ténacité. Cette dispo-sition est la même jusqu’à St-Yvoine ; là, les masses granitiques sont énormes, etdivisées par de profondes scissures perpendiculaires et horizontales, se coupantentre elles.
Dès ce moment, ces masses de granit passent à l’état de granitoïde et de porphy-roïde ; alors on y trouve une énorme quantité de cristaux de feldspath blancs, quisont à la fois très-réguliers et très-variés dans leurs formes. Haiïy ne comptait queneuf variétés de formes dans la cristallisation du feldspath; dans cette localité, ils’en trouve jusqu’à vingt-sept. A mesure que la masse s’approfondit, en appro-chant de la rivière d’Allier , les cristaux offrent une particularité remarquable ;c’est que, malgré l’étonnante régularité de leurs faces, ils ne forment réellementque l’enveloppe très-mince d’une petite masse ou noyau de granit. Ces cristauxoffrent une autre singularité, c’est quils sont moins fusibles que ceux que l’onrencontre dans le granit.
Ce fait a été observé par Dolomieu , qui s’exprime ainsi : « Le feldspath des
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» granits, qui constitue en quelque sorte leur base, est une des matières les plus» fusibles de la nature, et c’est elle qui détermine la fusion du quartz; le feldspath» des porphyres parait, au contraire, très-réfractaire ; le pètro-silex et la roche» de corne qui le renferment, passent souvent à l’état de verre parfait, sans qu’il» ait été dénaturé (i). » Cela explique pourquoi on trouve souvent dans les pro-duits volcaniques d Auvergne des cristaux de feldspath qui ne sont que frités ;tandis que la masse de porphyre qui les contient ou les enveloppe, est entière-ment passée a 1 état vitreux : la fusibilité des porphyres n’est donc point due à laprésence des feldspaths. A droite de la rivière d’Allier , ces masses granitiques neconservent plus la meme force d adhésion ; elles semblent passer à l’état de désa-grégation; elles contiennent moins de feldspath. Ce n’est que dans d énormesmasses de porphyres et de porphyrdides, disposées en filons, que l’on trouve descristaux de feldspath blanc, de la plus grande régularité. Au sommet de Four-Labrouque, et dans le versant méridional de cette montagne, à la partie inférieured’un énorme filon de porphyroïde, on trouve des cristaux de feldspath de la plusbelle couleur rose, et souvent chatoyante, comparable à celui que Leschenault a
(i) Voyage aux lies Lipari, page 109
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