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Oryctographie de Bruxelles : ou description des fossiles tant naturels qu'accidentels découverts jusqu'à ce jour dans les environs de cette ville / par ... François-Xavier Burtin
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■loo- ■ Des Co quilles. Fossile sf

ni aucun autre vestige d'organisation : malgré cela ils sont disposés de ma-nière, qu’ils donnent au tout beaücoup de ressemblance avec les coralloïdes ;mais plusieurs corps arrondis,, à couches concentriques, qui :se présententà la surface du morceau,, ressemblent si parfaitement aux oolites, qu’ils jet-tent un doute bien fondé sur la nature de ce fossile. Ils sont de même ma-tière que les cylindres , et si intimement liés avec eux, qu’il est très-visible;qu’ils ont fait corps ensemble , et qu’ils doivent avoir eu une origine com-mune. Mais si ce que je dis page 64, sur la formation des oolites , est juste, il de-vient évident, que les petits cylindres, qui ornent le morceau dont il estquestion, ne peuvent y être rapportés, étant trop peu sphériques. Qui plusest, nous trouvons à la vérité quelques oolites ici, mais d’une substanceplus grossière, et point en masses ; encore moins en trouvons nous sous leglacis du foit Monterey, qui est le lieu d’oii vient ce fossile, que je ne croispouvoii ranger quavec les coralloïdes, car le premier coup d’œil suffit;pour convaincre qu’il n’est pas une stalactite.

CH,APITHE'XXVI.

JD E S COQUILLES FOSSILES.-

N o u S voici parvenus à la partie la plus riche de nos fossiles; je veuxdire les testacées, sous lesquels je comprens aussi leurs noyaux et leurs em-preintes , qui contribuent également à compléter la conchyliologie et à per-fectionner la géographie physique. .

Je n’ignore pas que,pour des raisons assez frivoles, certains amateurs ac-cordent aux corps pétrifiés ou métallisés beaucoup plus d'estime, qu’auxmêmes corps fossiles en tout autre état, ou a leurs empreintes et noyaux.Je n’ignore pas d’ailleurs, que plusieurs lithologues entretiennent ce préju-gé , en distinguant avec soin les fossiles dans leurs différens états : c’estainsi que Walleriuf en fait autant de genres, dont par une répétition très-inutile, il parcourt successivement les espèces , qui dans le fond sont tou*jours les mêmes. Mais comme en conchyliologie on ne divise pas les co-quilles frustes et les entières, ni les brutes et les polies, non plus que lesmortes et les vivantes en des genres différens, je pense que toutes ces di- ^visions, qui 11e font qu’embrouiller les jeunes naturalistes, sont égalementsuperflues dans fbryctolpgïe : outre que cette manière d’envisager les fossi-les prouve des vues trop bornées ; puisque les différens états, où se trouveim fossile, sont relatifs à lui-même bien plus qu’aux autres corps.

Dans le choix d’un système : pour la classification des coquilles, je nalpas hésité de donner la préférence à celui de d Afgenville ( 1 ), qui est

{1 ) ]e me suis servi de la deuxième édition de cet la plupart-éto/ent bien vus, surtout le transport deouvrao-e publiée en l f 57 » comme de celle qui est îa, certaine? espèces d’une famille dans l’autre , et la sé-plus répandue, et parce que îa troisième est restée paration des tellines. d’avec les moules, qui élagoe-incomplète. Je regrette beaucoup que les edltetus de aussi la fimille des cames. Il est vrai cependant, qu ilcet ouvrage aient abandonné leur entreprise au milieu eût été', a désirer, que ces Messieurs eussent pousséde leur carrière. Le public leur devoit déjà une atig- plus loin leurs, réformes dans les espèces, et principemsntaüon c^midérable, et plusieurs change mens, dont binent dans 'les familles # où il s’offre encore