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de supposer que les Eaux quelles 'portent, puissent venir de plus loin queîeS-éouehes ùmêmes^or iapcouche de glaise*■.qui porte;les Eaux du ruis-seau , dont je viens de parler, se termine tout autour de la colline -asse^prêsde son sommet. U serait également absurde de croire, que ces Eaux soientamenées de loin, par une espèce de conduit .ou canal souterrain, qui remofl-teroit près de la source , car outre qu’une couche de terre n’est pas propreà former un tel conduit qui soit durable, ni l’eau propre à percer une cou-che de glaise,comme elle devrait le faire ici, les Eaux ne seraient pas éten-dues ^ comme elles le sont, pat tout le sommet de la colline. Ce que je viei#de. dire au sujet de cette fontaine, se vérifie de même pour nos Eaux Sniveau à Laekcn et en d’autres endroits, où fon voit au pied des coteaux;jaillir les eaux souterraines, que dans les endroits plus élevés on doit chercher à des,profondeurs, proportionnées à leur hauteur, comme on en voitfexemple à la lettre C de la planche du Titre.
Voilà les preuves tirées de la nature du sol ; voici celles que donnent lesEaux mêmes. Pendant les sécheresses de l’été nombre de puits cessent dodonner de l’eau; parce que la surface de la terre ne peut leur transmettrece qu’elle ne reçoit point de l’athmosphère. Le jour même après une fortepluie la plupart ne donnent que de l’eau louche et trouble ; parce quel’eau trop abondante, au lieu de s’infiltrer doucement, se fait un passageforcé et rapide au travers ées couches supérieures, et entraine des partiesterreuses r grossières et copieuses. Enfin chaque partie de notre terrain four-nit selon sa nature des eaux, différentes par les matières étrangères quellescontiennent, comme où va le voir.
Dans toute la partie qui borde le vallon de là Senne du côté de l’Ouesr,les Eaux des Puits et des Fontaines sont chargées de terre calcaire combbnée avec le gas crayeux, c’est-à-dire avec l’air fixe, qui est l’acide aërieitde Bergmann et d’autres Chimistes. Ces mêmes eaux ne charrient point oUpresque point de séîénite, qui est la même terre calcaire combinée avec Fa-eide vitriolique. Dans la partie à l’est du vallon, elles sont généralementfort séléniteuses, et en même temps chargées de terre calcaire gaseuse. Lapartie à l’Est est fort ferrugineuse, et celle à l’Ouest l’est peu ou presquepoint : la séîénite de la première seroit-elîe donc due à l’acide vitrioliquede la décomposition des pyrites, lors de la formation de notre mine de fer?Enfin vers le milieu du Vallon, dans des endroits où il se trouve une fort*
couche de tourbe, les Eaux ne sont presque chargées que de partiestives; la terre calcaire gaseuse et le gypse y étant souvent presqu’impe^ceptibles.
Outre ces différences générales, chaque puits et chaque source en offre* 1 *de particulières ; de façon que j’ai dû renoncer à l’envie que j’avois, d’^tablir les proportions de ces matières étrangères dans nos eaux, et me b^ner au plus ou moins : c’est-à-dire que, lorsqu’on jette de l’alcali fixe da^une eau, si elle devient promptement laiteuse, et quelle présente d’aboides floccons blancs nombreux, elle sera fort séléniteuse : mais elle le