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Oryctographie de Bruxelles : ou description des fossiles tant naturels qu'accidentels découverts jusqu'à ce jour dans les environs de cette ville / par ... François-Xavier Burtin
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de supposer que les Eaux quelles 'portent, puissent venir de plus loin queîeS-éouehes ùmêmes^or iapcouche de glaise*.qui porte;les Eaux du ruis-seau , dont je viens de parler, se termine tout autour de la colline -asse^prêsde son sommet. U serait également absurde de croire, que ces Eaux soientamenées de loin, par une espèce de conduit .ou canal souterrain, qui remofl-teroit près de la source , car outre quune couche de terre nest pas propreà former un tel conduit qui soit durable, ni leau propre à percer une cou-che de glaise,comme elle devrait le faire ici, les Eaux ne seraient pas éten-dues ^ comme elles le sont, pat tout le sommet de la colline. Ce que je viei#de. dire au sujet de cette fontaine, se vérifie de même pour nos Eaux Sniveau à Laekcn et en dautres endroits, fon voit au pied des coteaux;jaillir les eaux souterraines, que dans les endroits plus élevés on doit chercher à des,profondeurs, proportionnées à leur hauteur, comme on en voitfexemple à la lettre C de la planche du Titre.

Voilà les preuves tirées de la nature du sol ; voici celles que donnent lesEaux mêmes. Pendant les sécheresses de lété nombre de puits cessent dodonner de leau; parce que la surface de la terre ne peut leur transmettrece quelle ne reçoit point de lathmosphère. Le jour même après une fortepluie la plupart ne donnent que de leau louche et trouble ; parce queleau trop abondante, au lieu de sinfiltrer doucement, se fait un passageforcé et rapide au travers ées couches supérieures, et entraine des partiesterreuses r grossières et copieuses. Enfin chaque partie de notre terrain four-nit selon sa nature des eaux, différentes par les matières étrangères quellescontiennent, comme va le voir.

Dans toute la partie qui borde le vallon de Senne du côté de lOuesr,les Eaux des Puits et des Fontaines sont chargées de terre calcaire combbnée avec le gas crayeux, cest-à-dire avec lair fixe, qui est lacide aërieitde Bergmann et dautres Chimistes. Ces mêmes eaux ne charrient point oUpresque point de séîénite, qui est la même terre calcaire combinée avec Fa-eide vitriolique. Dans la partie à lest du vallon, elles sont généralementfort séléniteuses, et en même temps chargées de terre calcaire gaseuse. Lapartie à lEst est fort ferrugineuse, et celle à lOuest lest peu ou presquepoint : la séîénite de la première seroit-elîe donc due à lacide vitrioliquede la décomposition des pyrites, lors de la formation de notre mine de fer?Enfin vers le milieu du Vallon, dans des endroits il se trouve une fort*

couche de tourbe, les Eaux ne sont presque chargées que de partiestives; la terre calcaire gaseuse et le gypse y étant souvent presquimpe^ceptibles.

Outre ces différences générales, chaque puits et chaque source en offre* 1 *de particulières ; de façon que jai renoncer à lenvie que javois, d^tablir les proportions de ces matières étrangères dans nos eaux, et me b^ner au plus ou moins : cest-à-dire que, lorsquon jette de lalcali fixe da^une eau, si elle devient promptement laiteuse, et quelle présente daboides floccons blancs nombreux, elle sera fort séléniteuse : mais elle le