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Oryctographie de Bruxelles : ou description des fossiles tant naturels qu'accidentels découverts jusqu'à ce jour dans les environs de cette ville / par ... François-Xavier Burtin
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fixe, et son goût en deviendra plus agréable, sur-tout lorsqu'on aura l’atten*tion de la remuer souvent.

Au reste, c'est aux Médecins a décider, quelle de nos eaux convient hchaque individu. La calcaire gaseuse est un remède contre les acides des pre*mières voies, et meme contre ceux des humeurs. La séléniteuse au contrairene fait rien sur les acides, tandis que l’abondance de son air fixe et saqualité antiseptique peuvent la rendre utile dans plus d’un cas. Mais quelssont les cas, où chaque espèce de nos eaux est nuisible? Tout le mondeconvient que l’excès des terres absorbantes produit des concrétions pierreu-ses, des obstructions, et une foule d’autres maux; les plus grands Praticiensregardent de même œil les eaux surchargées de terre calcaire gaseuse iSchinz (i), né en Suisse, va plus loin; puisqu’il n’hésite pas d’attribuer lesgoëtres monstrueux de ses concitoyens, à ces eaux dont ils font usage *non pas à celles de neige comme font la plupart des voyageurs. Aussi suis-je persuadé que celles entre les nôtres, qui comme la Pippezeype déposentà froid un sédiment calcaire, ne peuvent pas servir de boisson indifférem-ment, au moins sans avoir subi la coction. Je n’oserois pas porter un ju- ;gement si rigoureux de celles qui ne déposent rien à froid. Au reste, cet

objet, qui intéresse tant la vie, n’a pas attiré jusqu’ici l’attention de CeUXqui par état dévoient s’en occuper, La sélénite des eaux ne paraît pas avoir

encouru chez les Observateurs le même degré de proscription : aussi sonétat salin la rend dissoluble, et par conséquent moins dangereuse. Il esttrès-surprenant, que depuis qu’on cultive les Sciences en Europe, on s’ysoit tant occupé des eaux médicinales, et qu’on y ait tant négligé la na-ture de celles dont l’usage est journalier, qui en dernier ressort constituentla plus grande partie de nos alimens, et qui par-là même, forment l’objet leplus intéressant pour nous.

€ lï A P I T H E XXXI.

VUES SUR LA THÉORIE DE LA TERRE.

Une Théorie générale de la terre demande une foule innombrable d’ob-servations et de découvertes particulières, bien vues et bien entendues,•dont elle sera le résultat. Ces observations et ces découvertes doivent êtrerédigées en classes et comparées Cntr’elles, avant d’être réduites en princi-pes. Le génie hardi et impatient du Systématique dédaigne cette route, lon-gue et pénible : au lieu d’attendre, que le temps et la patience d’autrui luifournissent les matériaux pour son édifice., il préfère de bâtir et- de créer■d après l’imagination v il substitue ses rêves aux faits, et.conclud sansîjagsm^tandis que l’Observateur modeste, ébloui par l’éclat imposant d’un système.;ose a peine s arroger le titre de Physicien 7 et tremble de communiquerau Public le petit nombre d’observatio ns sûres, qu’uîie longue; suite d’années

( 1 de calce terraruin et lajpijuni calcariorutn g. ao % • rrtTm ' : 1 rr \' ^

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