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sier, malgré son extrême transparence, estincapable d’avoir, par sa propre nature, unpareil ressort. Il doit donc celui qu’on luiobserve, au fluide subtil dont il se trouve pé-nétré ; fluide qui paraît être aussi la sourcedu ressort de tous les autres fluides élastiques,et qui met l’air lui-même dans le cas d’éten-dre, avec une vitesse égale à celle de la pro-pagation du son, les vibrations ou frémisse-mens qu’il en peut recevoir.
L’air ressemble en cela aux autres matièrescomposées gazeuses. qui ne doivent leur étatde gaz et la totalité de leur ressort qu’à unfluide subtil et éminemment élastique qui lespénètre, c’est-à-dire, qui se trouve répandudans leur masse sans y être combiné ( le ca-lorique'). . ;
, L’efïët du ressort que l’air reçoit du fluideélastique continuellement répandu dans samasse, a pu être observé, calculé et très-biendéterminé par les géomètres, et ensuite le ré-sultat du calcul de cet effet a pu s’accorderparfaitement avec Ja vitesse bien connue (1)de la propagation du son ; ce dont je ne doute
( 1 ) On sait, d’une manière certaine , que le bruit oule son qui se propage à travers l’air commun, parcourtenviron 33^ mètres ( 1^3 toises) par seconde.