PRÉFACE xix
Mais après avoir travaillé íong-temps à cet Ouvrage,il meut été'difficile de pouvoir en procurer la publication > fans la protectiondes Etats de la Province de Languedoc, & de Monseigneur FAr-chevêque de Narbonne , qui a daigné y prendre intérêt. Ce Pré-lat, que son amour pour le bien public Sc pour les Sciences, dis-tingue également parmi les peuples Sc parmi les Savans, a vouluqu’on donnât toute l’étendue nécessaire A toute la publicité possiblea un Ouvrage qui peut répandre dans les autres Provinces l'érnu-iation que les Etats du Languedoc ont eue, & qu’ils font voir en-core actuellement pour de pareilles entreprises.
Avec tant de secours j’espere que mon Livre se sentira peu dela différence qu il y a entre ce genre de travail Sc celui dont jeme suis occupé toute ma vie. Si j'ai interrompu fi íong-temps lesoccupations d’un état, que j'ai embrassé par goût. Sc auqueljesuistres-attaché , c est parce que j’ai vu qu il y auroit dans mon nou-veau travail un objet essentiel au bien publie, dès que j’aurois oc-casion de faire voir que les canaux , plus utiles peut-être que lesgrands chemins de terre, font infiniment dignes de fixer f attentiondu Ministère Sc du Public. Dès-lors je n’ai plus épargné ni recherchesm peines pour compléter cet Ouvrage. * Puisse-t-il contribuer enquelque forte à procurer , sur-tout à la France , les avantages im-menses qui résulteroient de la multiplication des canaux.
* Je dois avertir dès à présent que pendant l’impreíïïon de cet Ouvrage, qui a duré quinze mois ,ïlrnest parvenu plusieurs notices ou mémoires dont je ne pouvois plus faire usage ; on m’en. promet encorea autres, & je ne manquerai pas de les publier par forme de supplémens. Ceux qui pourront y contribuéeont invités a m’adteíser leurs mémoires au Collège Royal à Paris.