DE LANGUEDOC, Chaï>. ï. 7
& autres, qui pendant lacommiffion dresièrent un devis & un plan de l’ouvrage ;la vérification &t terminée, & le rapport fait aux Etats e aa Janvier 166J ,par M. l’Archevêque de Toulouse, Président de l’Assemblee. Ce Prélat fut pnede rendre compte à Sa Majesté de ce qui avoir été fàit par la commission, &M. de Lésons, Intendant de la Province, fut chargé par les Commissaires du Roide porter à la Cour le plan Sc le devis. .
i^. La possibilité du Canal projette fut donc reconnue, ainíì que ce e econduite des eaux de la Montagne noire au point de distribution ou de partage*Ces eaux parurent suffisantes pour 1 entretien du Canal pendant huit mois eTannée ; mais le tout fut envisagé comme susceptible encore de beaucoupdifficultés, &sur-tout dune énormedepense.
On ne trouvoit pas de grands obstacles à la conduite de ces eaux depuis les pier-res de Naurouse où étoit le point de distribution jusqu a la Garonne, en lessai antpasser près la ville de Toulouse, Sc depuis le même point de distribution jusqu ala rivière d’Aude ; mais cette rivière se trouvoit mal alitée, & dénaturé à nepouvoir pas facilement être rendue navigable, on trouva donc qu il íèròit plusà propos de faire un Canal en entier fur les côtés, en prenant seulement de cetterivière seau nécessaire au Canal, pour la conduire jusqu au commencement dela Robine de Narbonne,qui alloit finir au Grau de la Nouvelle. Les ommi ^ resjugèrent qu en faisant un Canal de la Robine a la Franquie, on auroitun ortassuré pour les vaisteaux. , ri
Mais M. de Riquet fit encore observer aux Commissaires, qu en traveríantlaRobine de Narbonne dans ion commencement, Ion pouvoit facilement pou erle nouveau Canal, jusqu à f étang de Vendres, Sc faire communiquer cet étang
à celui de Thau par un Canal tiré de 1 un à l’autre, abreuvé par les rivières deBéziers & d’Aude. , .
Le 20 Décembre 1664, c’est-a-dire, pendant la vérification, M. de Riquetavoit rendu compte à M. Colbert des opérations des Commissaires . la principale difficulté étoit la grande dépense quils croyoient entrevoir dans a jonctiondes rivières de la Montagne noire, la construction des chaussées pour a con uitedes eaux à Naurouse, & celle des réservoirs ou desmagazins de re ' e
Riquet proposa au Ministre de se charger à forfait de cette partie Ì ^ o-recevoir aucun secours, qu il n eût fait connoître dune maniéré inéonte a . e& sensible, cest-à-dire , au moyen dune petite rigole, la possibi ite e con uireles eaux des rivières de la Montagne noire , jusqu aux pierres e aurou e, ouétoit le point de partage. Il proposa lui-même que dans le cas ou i ne reu iroitpas, les dépenses qu il auroìt faites, fussent supportées par ui ans recours urle Roi, ce qui devoit fans doute applanir toutes les difficultés , ces o res etant
faites par un homme qui avoit du crédit, de la fortune, & de 1 esprit.
16. Le verbal de vérification des Commissaires Sc les plans & devis dreíiespendant la commission, ayant été présentes à Louis XIV, M. e; Riquet 'commis par Arrêt du Conseil du 27 Mai 166^ , pour faire travai er 0ordres de MM. deBezons 8c Tubœuf, Intendans de la Province de '
aux rigoles nécessaires pour faire fessai de la pente & conduite e ,