DE LANGUEDOCjCHAP.nl. 7Z
d eau, parce que les deux excavations de 1 entrée Sc de la sortie quì sont aciel ouvert, se comblant bien plus que ce qui eft couvert & voûte, il fautnécessairement que ce milieu se trouve plein d’eau. Par cette raison, M. deRiquet approuva cet épanchoir , Sc projetta de faire revêtir ce soupirail enpierres de taille, de la carrière de Nistan, Sc de faire paver de pierre durel’endroit de l’aqueduc, où tombent les eaux de cet épanchoir.
Ce projet a donné quelqu inquiétude aux Propriétaires de fétang de Mon-tady ; ils ont prétendu que les eaux qui tomboient par cet endroit dans leuraqueduc, étant bourbeuses, le combioient; en même temps quelles creusoient1 endroit où elles tomboient, Sc qu’en coulant le long du soupirail, elles endétachoient toujours quelque portion, ce qui dans la íuite des temps pour-roit leur porter préjudice : ce qu’ils appréhendent n est pas arrivé ; mais ilsrépondent „ qu il n est pas impossible qu’il ne puisse arriver dans le laps dutemps; au reste on les a fait convenir aussi que le comblement de faqueduc quidesseche l’étang de Montady né toit arrivé que par la négligence qu’ils avoienteue, depuis environ vingt ans, pour f entretien de leur aqueduc.
Cependant notre avisseroit, dit M. de Rousset,« que puisque la Province «veut, à ce qu on asture , avancer dix-huit mille livres fans intérêt aux Pro- «priétaires de l’étang de Montady pour élargir f aqueduc, le r e vêtir Sc voûter ccde bonne maçonnerie à pierre Sc à chaux , on profitât de ce temps pour faire «revêtir ce puits ou soupirail de pierre de taille, paver le dessous avec de la pierre ccdure. Cette dépense qui est d’un très-petit objet produira deux bons effets , ccle premier de faire cesser toute forte de plainte , de murmure, Sc de soup- ccçon ; le second est que certainement dans la íuite des temps ce soupirail ccpourroitcauser quelque dommage au Canal ; car si, comme l’on craint, Sc cccomme il pourroit arriver , ce soupirail s’agrandiísoît, il pourroit entamer la ccbaso du Canal ; je íàis qu’il y en a pour bien long-temps avant que cela ccarrive ; mais ce Canal devant durer, s’il plaît à Dieu, autant que le monde, ccil est de la prudence de prévenir les accidens qui peuvent arriver, pour ainsi ccdire dans mille ans, lorsque la dépense pour les éviter est si modique, ccqu elle ne vaut pas la peine de la mettre en ligne de compte cc.
120 . On obsorve que les entrées de la voûte du Malpas sont les deux par-ties du Canal qui so comblent le plus aisément, quoiqu’il n’y entre ni ruis-seau , ni ravin ; cependant c’est la partie du Canal la plus difficile a recreu-fer ; on a employé diversos machines pour ce récurement, Sc on s est servi quel-quefois de pontons , mais le Canal n’ayant pas aísoz de largeur , il restoit tou-jours au milieu un banc de {able ou de vase. Au défaut des pontons, on s est servide grapins, mais cette manœuvre, qui coûte bien de 1 argent, fait tres- peu d ou-Vr age ; il n y a donc d’autre parti à prendre, lorsque le Canal est comblé , quede le mettre à soc , depuis le batardeau qui est au destus du Malpas, jusquesaux écluses de Fonseranne ; mais c’est une interruption difficile dans f hiver, àcause d u mauvais temps, Sc parce que c’est la saison du grand commerce ; sou-vent plus difficile encore dans 1’été , parce qu on craint de n avoir pas assezd eau pour rétablir enssite promptement la navigation.
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