DE LANGUEDOC, Chap. ÏIÏ. S r
a 7 milles au Nord de Castelnaudarry. Cette ville sentit dès 1673 l’avantagequ elle tireroit du Canal : elle ne s’est accrue en effet que par le commercequi s y est formé: on y manquoit même d eau, &ii n y avoit pas 2000 habi-tans avant la construction du Canal; il y en a plus de 8000 actuellement , voye%art. 38. A í j 1 00 toises au Nord de Castelnaudarry fur le chemin de Revel,on trouve un petit pont, (TEÍpontiile) & une chauffée où le Duc de Mont-morency fut blessé & fait prisonnier le I er . Septembre 1632 par le Maréchalde Schomberg. Ce fut deux mois aprèsqu’ileutlatête tranchée à Toulouse. (15°)
146. A 6 milles de Castelnaudarry est le point de partage ou le sommet Point de partage*du Canal & le bafíìn de Naurouse, tout excavé dans le roc, dune figureoctogone oblongue, de 200 toises de long, de 15o toises de large , de (58 à
chaque face & de ^44 de pourtour ; il est revêtu de pierre de taille ; on aemployé plus de mille toisés cubes de maçonnerie pour faire le quai qui està fentour.
II y avoit toujours 7 ou 8 pieds d’eau dans cebaffin, pour qu’il pût en fournirabondamment aux deux parties du Canal par les deux écluses de l’Océan & dela Méditerranée qui aboutissaient à deux de ses angles. On y arrivoitpar les deuxécluses , dont l’une est celle du Médecin, de la Méditerranée, ou de Narbonne ,
& f autre celle de Montferran, de l’Océan, ou de Toulouse. Mais ce baíìmétoit incommode dans les grands vents; il se combioit par les atterri ssemens& les dépôts, & l’on y a substitué une plantation de Peupliers.
Anciennement les eaux de cette retenue, de Montferran ou du Méde-cin, étoient continuellement remplacées par celles du bassin de Naurouse, quia ion tour, recevoit en remplacement les eaux du grand réservoir de SaintFerriol ; mais le bastìn de Naurouse étant devenu inutile, on y a substitué deuxrigoles qui lui font parallèles fur toute fa circonférence, & qui après avoir reçuimmédiatement les eaux du grand réservoir de Saint Ferriol, les rendent pardeux déversoirs dans la partie la plus élevée du Canal dont nous avons parlé,
& c’est cette partie que l’on appelle le point de partage .
147. Depuis le point de partage, il reste 22 milles de Canal pour allerjusqu au pont de Toulouse : dans cet intervalle il y a plusieurs aqueducs sor les-quels passe le Canal.
L aqueduc de Fers esta í milles de Naurouse. Cette rivière qui vient de Aqueducs de Lers
T> ... ' \ r r & de S. Agne.
oauteville traverse le Canal & le cotoye jusques près de Toulouse, íur unelongueur de près de 1 $ milles, auffi nous avons vu qu’on avoit propose de lafaire servir de Canal. (28)
Un des aqueducs les plus remarquables est celui de Saint Agne prés d e Tou-louse, construit en 1766. C’est un aqueduc à syphon, dans lequel le ruisseaudescend pour remonter ensoite, parce qu il étoit trop éleve pour pouvoir paslèr sous le Canal en conservant son niveau. Cette sorte d aqueduc, qui paroî-
_ ,1 or \ es dépôts des sables, s’entretient .
troit devoir être bien sujet à se com er p bìdontnouS ' par l ons n a eu besoin
cependant st bien par la force de 1 eau, q
d’aucun recreusement depuis qull est ^ ^ espèce de E
148* Le Canal a son arrivée a X*
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