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Si la rivière tourne dans des parties qui pourroient íe ronger j il faut lescouper en travers par des clayonnages multipliés 8c bas, pour faciliter leurcomblement au moyen du limon qui s y amassera à chaque inondation, 8c que1 on conservera eníùite par des plantations. Mais íì la rivière attaquoit violem-nient quelque partie intéressante du Canal, par un choc direct 8c de toutefa maíïe, il n y auroit pas alors d’autre ressource que de la taluder 8c revêtird un caladas ou mur à pierre sèche très-couché, 8c dont le pied seroit encastrédans un rocher, ou appuyé fur un chauíïèron de pilots garnis de tirans, cha-peaux 8c palplanches. De la solidité de ce chausseron dépendroit celle du cala*das, qui dureroit toujours s’il étoit bien appuyé.
Les Propriétaires dti Canal doivent toujours chercher a acquérir du terreinentre leur Canal & les rivières qui l’avoifinent, afin d avoir la liberté de manœu-vrer pour les éloigner. Il seroit à deíìrer auffi qu’ils pustènt acquérir le terreinopposé, afin d’éviter toute discussion avec les autres Propriétaires riverains, furlesquels la rivière se jette d autant plus qu’on féloigne du Canal avec plus defoin.
Les pertes d eau qui se font au travers des terriers, viennent quelquefois desources voisines ; 8í quelquefois du Canal. On peut distinguer leur origine ,en examinant celles qui continuent pendant que le Canal est à sec ; car il estbien affiiré qu elles viennent de sources ou de ruisseaux qui abreuvent les terres-;il est bon de les tarir ou de les réunir dans une cannelle de bois ou de tuile, afinqu elles n’humectent pas trop les terres , 8c que les eaux du Canal ne se saslènt pas uneiíïue dans ces terres délayées. Mais les pertes qui viennent du Canal,mentent une attention plus sérieuíè : celles qui coulent considérablementpeuvent en une nuit faire une brèche, 8c mettre les retenues à sec : il sauteíïàyer de les fermer en-dedans, en mettant la retenue à fée, & faiíànt au terrierune ouverture parallèle au Canal qui puisse couper les issues, elles peuventse fermer avec un mortier de chaux 8c de terre enfoncé profondément, recou-*Vert de glaise battue , lit par lit, 8í élevé jusqu au-dessus des eaux. Cette répa-ration intérieure ne doit pas empêcher de couper de même les canaux perdansprés de leur débouché extérieur, par une tranchée remplie de glaise 8c deterre battue, ou par un mur, s’il est néceíîaire. Cet objet est de la plus grandeconséquence, 8c doit attirer la plus sérieuse attention de la part des Directeursstu Canal.
Plus on s’asturera par des déversoirs multipliés, que les eaux surabondantesformeront point de brèches aux terriers, 8c plus on íèra tranquille íur lacontinuité de 1a, navigation : il faut donc destiner une somme annuelle à cesouvrages ; les plaçant toujours à portée des rigoles de fuite des aqueducs , pourcviter d’en faite de nouvelles ; 8c choisiílànt par préférence les lieux où les^ux auront le moins de chute, pour éviter les affouillemens.
I ^3* Lorsque les Propriétaires ou les Chefs de 1 administration d’un Canaleront leurs tournées, ils feront ordinairement accompagnés du Directeur 8cu Contrôleur général; du Directeur du Département; du Cultivateur des ter-riers 011 ftancs-bords ; du Jardinier chargé des plantations ; dès Entrepreneurs
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