DE L A N G U E D O C, Chap. V. ioì
par les inondations des ' années précédentes - Sc cette augmentation de désordrene pouvoit pas être réparée dans l’eípace de deux mois qu’on a dans chaquecampagne pour les réparations du Canal. On se borna donc à faire boucher5 epanchóirs en les soutenant contre la poussée des eaux, Sc à n en laisser subsisterqu un qui pût s’ouvrir, Sc dont les piles avoient moins souffert , pour pouvoirlaisser la navigation libre au mois d’Octobre, suivant 1 usage.
Mais on employa le temps quiíuivit, depuis le mois d’Octobre 1729 , jus-qu au mois de Juillet 1730, à rassembler des matériaux de toute eípèce, donton avoit beíoin pour la réparation des y piles, de leur attachement aux deuxbouts, Sc de leur radier. Au mois de Juillet 1730 , M. de Bonrepos, l’un desCo-propriétaires du Canal, se rendit en.personne à Béziers, pour faire lareconnoiíïànce de tous ces matériaux, Sc la revue des Ouvriers de toute eípèce,qu il avoit donné ordre de rassembler pour cet ouvrage qu’il avoit réíòlu de diri-ger par lui-même. A la íîn du mois de Juillet, l’on commença à établir degrands batardeaux, avec des encaiííèmens remplis de gravier, qu’on plaça au-dessus Sc au-dessous des épanchoirs à réparer ; on parvint, à force d’égoutta-ges à mettre à sec le fonds des piles qu’on démolit, on en fonda Sc recons-truisit de nouvelles; elles étoient dé j a deux pieds au - dessus de leur fondation,quand il survint une inondation furieuse, qui emporta tous les batardeauxqu on avoit construits, & même plusieurs parties des bords de la rivière. Aprèsque cette inondation fut passée, 8 c que les eaux surent entièrement abaissées,°n reconnut que les piles de maçonnerie qui avoient été élevées deux piedsau 'dessus de leur fondation, n avoient été que couvertes de fables, & n’avoientsouffert d ailleurs aucun dommage. On imagina pour lors d’ouvrir une brèchedans la chaussée du Canal, du côté du Sud-Ouest de la rivière, Sc une autrebreche dans la chaussée inférieure de la rivière, dite des Moulins-neufs. Parces deux brèches , les eaux de la rivière d’Orb se détournèrent entièrement deces côtés-ià, Sc il ne resta du côté des piles, que les eaux qui pouvoient venirpar filtration ; ainsi au lieu de batardeau à encaissement, on se contenta d’en-tourrer le terrein des piles, d’un batardeau de gravier fans encaiílèment, Sc detirer par egouttages, les eaux quipouvoient y venir par fiitrations; de cette façonon parvint à éléver entièrement les y piles de maçonnerie , les deux attache-ment a chaque bout,A presque tous les radiers, d’une façon extrêmement solide.Ces piles ont résisté depuis ce temps-là jusqu’aujourd’hui, fans quelles ayentéprouvé le moindre dérangement, pour les man œuvrâges, maigre la force Scta frequence des inondations de cette rivière.
Le iy Mai 173y , une inondation de la Garonne à Toulouse, fit une brè-c ^e a la digue du bassin bas de l’écluse du côté de la ville , joignant la pile<ta maçonnerie, qui forme l’embouchure dans la rivière.
En 1:737 ? st íe fit une brèche du côté de l’aqueduc de Quarante , dont onne trouve ni la grandeur , ni les circonstances.
En i7qo , les pluies élevèrent si promptement les eaux de la grande rete-nue, qu il s y fit plusieurs brèches, & principalement une fort considérable vis-a v * s Capestang, qu’on répara avec un mur,
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