DE LANGUEDOC, C h a f. V* 107
Sc fît quelques brèches aux terriers dans la retenue d’Agde à Pordragnes.
178. En 1772, il y eut d’immenses dégradations dont le souvenir étoit encorerécent lorsque je parcourois le Canal. Le 8 Janvier , la rivière d’Aude s’élevade 4 pieds 6 pouces, celle d’Orviel de 3 pieds; la rivière de Fresque! déborda ;les eaux s élevèrent de 2 pieds au-dessus de la chaussée ; mais les cinq épanchoirsSc ceux de Trapel étant ouverts, cette inondation ne cauíàque quelques dépôtsqui ne furent pas assez considérables pour interrompre la navigation.
Le 20 Février, inondation duruiíïèau deLibron qui combla lépasiàge des bar-ques , fit ébouler le chemin du Canal Sc les bas côtés du tirage, Sc occasionnaquelques tocs.
Le 16 Mars, il y eut une crue d’eau de 4 pieds dans la rivière de Ceíïè.Le ip, autre crue de y pieds qui dégrada le clayonnage de la chaussée de laRoupille.
Les 16 , 24, 28, 2p Sc 30 du même mois de Mars, inondations du ruis-seau de Libron, qui comblèrent son paíïàge, Sc firent un toc à sembouchure ducanalet haut.
Les p, 12 &30 Avril, trois inondations des rivières d’Orviel, Fresquel &Aude, qui firent plusieurs dépôts : les eaux de Fresquel passoient de 20 piedsfiir la chaussée. Le 2p, la rivière d’Ognon grossit Sí ensabla le Canal dans lapartie qui en est voisine.
Le premier Mai, il survint une crue d’eau de Libron, qui fut suivie duneseconde le 6, A d une troisième le lendemain. Le dépôt formé par ces inon-dations fut considérable, à cause de l’élevation des eaux de la mer qui empê-choient l’écotdement de ce torrent.
Le même jour premier Mai 1772, la rivière de Ceíïe grossit auísi, Sc sit desdégradations aux clayonnages près de Mirepeiíïèt.
Le 6 du même mois, Tinondation de la rivière d’Aude dégrada le talus exté-rieur du Canal vis-à-vis les rochers de Saint Jean, ainsi que quelques encaissemens aux épis de Villedubert. Les eaux de Fresquel s’élevèrent de 4 pieds^ pouces au-desius du couronnement de la chaussée.
Ces inondations augmentèrent les dépôts. Les pluies occasionnèrent beau-coup d éboulemens dans les retenues de Maríèillette , Trêbes , l’Evêque &Arminis : le caladat dans cette dernière retenue fut poussé dans le Canal fur5 ° toises de longueur; la banquette de pierre de taille fous l’écluse de la LandeLit renversée dans le Canal par la poussée des terres.
} Le 7 Juillet, violent orage qui commença à 6 heures du soir, Sc dura l’eípaceLune demi-heure : les vents étoient si violens qu’ils arrachoient de gros arbresdans l a campagne. Il tomba dans cet espace de temps une quantité pro-digieuse de grêle , dont la plupart des grains avoient 16 Sc 17 lignes de dia-^ etr e. Après la grêle survint une pluie abondante ; le Canal ne souffrit pointcet orage, qui ne s’étendit que depuis le pont de Montaudran jusqu a la
aronne. On compte que les vitres que la grêle caíîa dans la ville de Tou-oule, montèrent à la valeur de plus de 100000 livres.
L» e $ iy, 16, A 17 Septembre, on eíïùya dans le département du Somail
1772