AU CANAL DU LANGUEDOC, Chap, V. 141
deux cents soixante-douze toises de longueur, fur 12 toises de largeur à la superficie de■*® au » lequel nous avons trouvé devoir être nettoyé de trois pieds dans toute son étendue z 8cd icelui étant entrés dans la rivière de l’Héraut, nous avons traversé icelle & mis pied à terrefur le Quai de la rivière d’Aede , où nous nous serions arrêtés pour coucher. Morgues , Gilade ,%nés. &
Et le lendemain, 17 dudit mois de Juillet audit an, nous serions partis d’Agde, accom-pagnés comme ci-devant, & ferions montés en barque joignant l’écluse ronde, Sc continuantnotre visite , nous aurions pris notre route du côté de Béziers, navigeant jusqu’à séclnse dePourquiraignes, éloignée de six mille six cents trente-sept toises de celle d’Agde : nous avonstrouvé Sc reconnu dans ce long espace le Canal en bon état, avec la base, l’ouverture, les talusSc le fonds d’eau ci-dessus, n’y ayant pas de nettoyement à faire : les épanchoirs de l’Averdiffe,de dArdaillon & de Livron qui font dans cette reculade, & qui ont chacun seize toiles delong, font en bon état, de même que les ponts qui font au-dessus ; ces épanchoirs font deschaussées de charpente, avec une plate-forme à fleur-d’eau du Canal, Ôc des épaulemens auxdeux bouts , Sc un pont de bois au-dessus pour faire palier le tirage des barques ; on les a cons-truits dans les lits des rivières dont ils portent le nom , pour donner cours à leurs eaux, sur-tout dans les inondations; mais nous avons observé que n’étant pas fuffifans pour cela, cesmemes inondations ont fait plusieurs ouvertures dans les terriers voisins , qu’il faudra réparer.
Nous sommes ensuite entrés dans l’éclufe simple de Pourquiraignes, dans laquelle nous noussommes élevés de six pieds, comme dans celle du Bagnas, laquelle nous avons trouvée entiè-rement semblable , soit pour les mêmes mesures, soit pour le bâtiment, soit enfin pour les por-tes Sc la ferrure ; il y a une maison pour le Garde de l’écluse qui est en bon état.
Etant entrés dans le Canal au-dessus de Fécluse de Pourquiraignes, lequel est de deux milledeux cents cìnquante-trois toises jusqu’à l’écluse de Villeneuve inclusivement, nous Favons trouvéen bon état, ayant par-tout l’ouverture de dix toises, la base de cinq, les talus fort couchés& les fonds d’eau de six pieds.
L’écîuse de Villeneuve est simple , & ressemble en toutes choses à celle du Bagnas ; nous Favonspassée facilement, & nous nous y sommes élevés de six pieds & demi; la maison du Garde est enbon état.
Le Canal depuis Fécluse de Villeneuve , jusqu’à celle d’Ariége , a six cents quatre - vingt-sept toises de longueur; nous Favons trouvé avec la base, l’ouverture, les talus & les fondsordinaires , à la réserve de trente toises vis-à-vis du ruisseau de Saint-Victor, où il y a deuxpieds de fable à nettoyer.
Nous avons ensuite trouvé Fécluse d’Ariége en bon état, ôc pareille en tout aux écluses pré-cédentes ; nous nous y sommes élevés de sept pieds, & avons vu que la maison du Gardenavoit pas besoin de réparations.
Depuis cette écluse jusqu’à la rivière d’Orb , qui passe à Béziers, il y a dix huit cents soixantetorses courantes de Canal , que nous avons trouvé avoir les mêmes mesures pour la base , l’ou-verture , les talus, & pour les fonds que ci-dèvant; excepté que la rivière d’Orb y ayant jettebeaucoup de vase & de sable, il y faut faire un nettoyement de trois pieds réduits de pro-fondeur , durant huit cents toises courantes ; nous avons observé qu’il y avoir à deux cents soixantedix-huit toises de la rivière d’Orb, un pont, & demi-écluse avec des portes de défense contreles inondations, Sc une maison pour le Garde, le tout en bon état, dans les mêmes mesuresque la demi-écluse près la rivière de FHéraut.
. r Etant entrés dans la rivière d’Orb , le sieur Gilade nous auroit représenté que cette rivièreetant ordinairement basse en Eté , M, le Président de Bonrepos, pour en élever & soutenir leseaux de cinq pieds, auroit fait construire l’Eté dernier une chaussée avec bois Sc pierres, dequarante toises de long au travers de ladite rivière, un peu au-dessous de Fembouchure du Canal,fans y être obligé par le Devis ni par l’Arrêt du Conseil du 14 Mars 1682; mais que les inon-dations extraordinaires du mois de Janvier dernier en ayant emporté la plus grande partie, ilauroit fait recommencer le travail de ladite chaussée d’une telle manière qu’elle étoic d’un tiersplus grande Sc plus forte , espérant d’y apporter de telles précautions qu’elle seroit désormaistres-folide; Sc partant, il nous requérait de visiter l’ouvrage, protestant de se pourvoir pardevers qui il jugerait à propos pour en obtenir son remboursement ; sur quoi nous ferionsdescendus de la barque; & aurions visité & Fait visiter par le P. de Morgues , les ouvrages deadite chaussée, que nous aurions trouvés conformes à l’exposition dudit Gilade, de quoi noustu aurions octroyé Acte, de même que de ses protestations. Morgues , Gilade , signés.
Etant entrés ensuite dans notre barque , nous sommes remontés le long de la rivière d’Orb ¥ur un fonds de trois à quatre pieds , durant quatre cents vingt-quatre toises, au bout desquellesnous avons trouvé l’autre embouchure du Canal, où étant entrés, Sc ayant navigué dans l’es-pace de 60 toises , qui doivent toutes être nettoyées de trois pieds de profondeur, nous som-*? es arrivés à Fécluse double, appellée de Notre-Dame , qui est un bâtiment de cinquante toisese ^ong, ayant deux bassins, trais portes & deux plates-formes de six pieds de haut chacune,comme celle de Fécluse du Bagnas ; nous nous sommes élevés de douze pieds dans cette écluse,du^^rl avons tr ouvée entièrement conforme pour le bâtiment, les portes, éperons ôc maisoni ar r e ’ aux précédentes écluses.
, , an . au dessus des écluses de Notre-Dame a trois cents cinquante toises de long jus-fu ^ c ^ u ^ es accostées que l’on nomme de Béziers ou de Foncerane ; il y a par-tout le
onds d eau de six pieds , la base , l’ouverture & les talus ordinaires,sortant de ce Canal, nous sommes entrés dans la plus basse de ces huit écluses accostées,
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