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CANAUX EN PROVENCE. 187
M. Faure avec trois autres personnes y travaillent depuis le commencement de1775 ; la Compagnie actuelle les a envoyés pour lever la carte des terreins quedoit parcourir & arroser le canal; ils tracent ses contours ; ils en distribuentla pente dune manière convenable, & ils font des fouilles pour connoître lanature du fol ; leur travail est avancé : ils font actuellement ( Juillet 1777 )à Marseille, & eípèrent finir avant la fin de l’année. Les Entrepreneurspourront faire leurs soumiífions d’après le devis, fi rien alors n’empêche de met-tre la main à Tœuvre..
C est la çonnoiíîance de toutes ces circonstances qui a décidé plusieursperíbnnes distingués à mettre des fonds dans cette entreprise, ôí à profiter d’unmoment qui ne se trouvera plus dès que Touvrage fera une fois entamé. LaRégie jusqu’à présent n avoit pas été soumise à des réglés déterminées : elleprend une nouvelle forme ; tous les intérêts íònt discutés : les erreurs passéesen feront éviter pour l’avenir : il y a parmi les Astociés des gens très-enten-dus en ces matières : on peut s’adresser à M. Regnauld , Notaire de la Compa-gnie , rue des FoíTés-Montmartre.
Un motif qui doit attirer à cette entreprise beaucoup de confiance, est levœu de la Provence pour avoir des eaux , fondé íùr la nature des terres quien ont un besoin absolu; On est donc bien sûr d en pouvoir vendre tout autantqu on en pourra dériver de la Durance. La possibilité de cette dérivation estprouvée parles opérations faites en différens temps, <& íur-tout depuis 1772,& elle est consignée dans plusieurs écrits publiés par des gens de fart. Ile st vrai qu’il faut des fonds pour commencer, mais on est sûr d'en trouver ,& de les rembourser par les concédions des eaux. On a vu dans le temps deM. Floquet, une souscription ouverte pour cet objet, se remplir en peu dejours : les Provençaux attendent avec la plus vive impatience qu'on leur pro-cure des eaux, que la chaleur du climat & l’aridité des terres rendent fi néces-saires. On a Texemple frappant de la fertilité qu ont fait naître les différens ca-naux tirés de la Durance ou des autres torrens ( 200,207 ). C’est un projetprésenté il y a plus de deux siècles, approuvé dans le siècle dernier par desIngénieurs habiles, à la tête desquels on peut nommer M. le Maréchal deVauban, vérifié & examiné depuis pendant 40 ans, enfin dont f exécution estsoutenue de toute la faveur du Gouvernement.
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Au reste le canal auroìt Tavantagede pouvoir etre uti & q e p ro duire
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Provence est si sec que l’on triple la valeur de^ ^nt contées,arroser. Enfin toutes les objeâions ci-delsus °nt e & ^ p^afion de
Je .finirai par l’indication des differens Mera ° 5 . e _ P
cette grande entreprise, & dont jai eu Sieur Floquet : Marseille
Traité d’un Canal projette en Proven P
1742 , in-folio. faciliter la construction du canal de
Explication des moyens propres pou de Bruée , par le
Provence , dédiée à MM. le Marquis de V ence oc q