DES ENVIRONS DU RHONE. 209
entreprise. H espere que la première lieue depuis Givors jusqu à Saint Romainen Gier fera navigable en 1777, & que dans trois ans f ouvrage fera fini jus-qu a Rive de Gier ; il aura coûté en tout onze cents mille livres : mais comme lelurpius du canal de Forez jusqu à la Loire coûteroit beaucoup plus à proportion,il n’efpère pas quil puiífe être jamais exécuté par les mêmes moyens.
D’aiileurs il y auroit contre ce canal de grandes objections : la haute Loireu est navigable que pendant 4 à 5 mois de Tannée ; il s y trouve des écueilslàns nombre que forment les rochers ; on doute st la quantité d'eau qu on pour-roit rassembler au point de partage íèroit íiiffifante pour une grande navigation,comme celle de la communication des deux mers ; le trajet par eau de Lyon àRoanne feroit plus long du double quil n est par terre ; enfin le canal de Bourgo-gne remplira une partie des objets auxquels celui du Forez pourroit servir. Cesdifférentes considérations ont fait penser à M. Perronet que ce canal feroit peufréquenté par le commerce. Cependant il en est des canaux comme des che-mins, on ne fauroit trop les multiplier, & le canal du Forez ne dût-il servir quepour les productions & les denrées des pays voisins, il feroit toujours utile.
Pièces imprimées relativement au Canal de Givors.
Mémoire démonstratif contenant la manière dont la construction du canalde Lyon sera distribuée. 6 pages in-folio.
Observations particulières SC intéressantes , ■ &c.
Réponse au murmure secret , SCc.
Lettres-Patentes du 30 Septembre 1770, chez Ceilot, 1772. 23 pages in-vs.
Canal de Givors, Projet daíseciation, 20 pages in-p?. avec une carte du ca-nal, chez Ceilot 1771.
2^0. La ville de Lyon la plus commerçante de fintérieur du Royaume Canal du Beauauroit essentiellement besoin dune communication facile avec TOcéan, & sur- Jok>1S *tout avec Nantes, ce qui paroîtroit devoir être facile par le moyen de la Loirequi passe environ 22 milles à TOccident de Lyon. Un Marchand de cette villenommé Saulieu, au rapport de M. Thomaísin, dans ses lettres íùr les canaux,proposa de joindre la Loire avec la Saône au travers du Beaujolois.
Le Rhins se jette dans la Loire à Roanne, TAzergue tombe dans la Saôneauprès d’Amberieux entre Trévoux & Anse ; ces deux rivières ne sent éloi-gnées que de quatre milles Tune de l’autre, environ cinq milles au nord deTarare.
Ce projet prit faveur à Lyon Sc à Paris en 1688. M. le Chevalier Regnault,
Ingénieur général de la Marine, qui en fit Texamen, le trouva possible, quoi-que sujet à de grandes difficultés ; sens la guerre qui survint à 1 occasion de laligue d’Ausbourg, on en auroit commencé l’ouverture ; mais M. Thomastìnassure qu on ne feroit jamais parvenu à Texécution. M. 1 Abbé Expiily parleauísi de ce projet dans sen Dictionnaire de la France au mot Canaux .
■M* le Chevalier Daudet, Ingénieur Géographe du Roi, reíluseita cepro-jct en 1737 , il forma une Compagnie, Sc publia des Mémoires íiir ce canal
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