Avantages
canal.
L 86 'CANAUX DE NAVIGATION, C h aï-. XI.
pont ; il paíTera derrière les Récolets , il formera un nouveau port devantl’Hôpital Saint Louis, dans les marais qui font entre le fauxbourg Saint Mar-tin Sc celui du Temple , d’où il ira au Pont-aux-Choux, Sc par les fossés dela ville à la rivière de Seine vers le bastion de f Arsenal.
L'autre partie du canal commencera à Méry-fur-fOife , une petite lieue au-dessous de flste-Adam, continuera par le vallon de Méry jusqu au bassin ouréservoir de la Croix-Caiileuse dans la haute forêt d’Enguien, qui doit ser-vir de point de partage, jufqu’à l’étang de la Chasse ; delà à Moulignon ,devant Eaubonne 8c Ormesson, Sc enfin derrière Epinay jusqu à la Brichevers Saint Denis, òu il tombera dans la Seine. Il n’aura que neuf ou dix toisesde largeur fur sept pieds de profondeur, ce qui est plus que ssffifant, euégard aux bateaux pour lesquels il doit servir.
3 68 . Par ce moyen l'on aura la communication de l’Oise avec la Seineau port de f Arsenal à Paris, en un seul jour, en évitant les contours de laSeine, les écueils Sc les passages dangereux, Sc inconvénient des basses eaux.
Les bateaux de Picardie chargés de marchandises pour la provision de Paris,ou qui doivent passer debout par cette grande ville, font ordinairement septà huit jours en marche fur l’Oise Sc fur la Seine , Sc souvent davantagepour venir de liste-Adam à Paris, jufqu'au port Saint Nicolas, ou quai del'E-cole , au lieu que par la route du canal ils arriveront en un jour, avec moinsde dépense, en touttemps, 8c sens aucun danger, au port de l'Arsenal.
Les vins, les eaux-de-vie & marchandises de passe-debout, c'est-à-dire , quine font point destinées à, rester dans Paris , débarquent à Ablon, à Ville-Neuve, à Choify, d'où on les fait transporter par terre à grand frais, à Ja-velle, Saint Guen, Marly ou le Pec, pour les rembarquer fur la Seine ,asin deviter les droits des Fermes dans Paris, Sc la difficulté de la navigationsur la Seine : le canal offriroit pour toutes ces marchandises une très-grandecommodité.
Les bateaux qui font obligés de traverser Paris, employé nt quatre joursau moins dans ce passage, ce qui fait souvent douze ou quinze jours pourarriver de liste-Adam au pont de la Tournelle ; il n en faudra jamais qu’unpar le canal pour être rendu au port de l’Arsenal.
Les bateaux de Rouen ou de la Normandie, font deux jours 8c demi outrois jours sur la Seine pour aller depuis Saint Denis jufqu’au port Saint Nico-las , Sc au moins huit jours pour arriver au port de la Tournelle ; tels sentles bateaux de sel destinés pour la Bourgogne Sc la Champagne, au lieu quepar le canal, ils ne seront tout au plus que trois ou quatre heures pour arriverde Saint Denis au port Saint Louis ou à celui de l’Arfenal, sens aucun risqueSc avec beaucoup moins de dépense. Par ce moyen Paris sera débarrassé dupassage des bateaux Sc du tirage des chevaux, qui deviennent tous les joursplus incommodes aux habitans des maisons voisines, Sc plus nuisibles aux ports,aux quais, aux ponts Sc aux moulins de la ville dont ils interrompent le tra-vail.
Les bateaux de la Bourgogne Sí de la Champagne qui descendent la