CANAUX DE NAVIGATION, C fl a p. XI.
Du haut du canal jusqu à Montargis 42 toises; de Montargis à Vaivlíit i<§toiíès, & de Valvint à Sevre 8 toiles & demie, donc du haut du canal jusqu’àSevre il y a 66 toises & demie, & de Versailles à Sevre 60 toises & demie,Ainsi le point de partage du canal de Briare , est plus haut que le rez-de- 1chaussée du Château de Versailles de six toises , ce qui revient à peu près auniveau de la superficie du réservoir du dessus de la Grotte.
On deícendit eníùite vers la Loire qui étoit pour lors fort basse, & en me-surant les chutes ou les íàuts des écluses du canal, qui font de ce côté-iàau nombre de 14 feulement , on trouva que depuis le point de partage jus-qu’à la Loire il y avoit 17 toises de pente : de forte que pour retrouver leniveau du haut du canal, il auroit fallu prendre la Loire en remontant, à17 toiíès plus haut quelle n’est aux environs de Briare.
378. Ils’agissoit donc d’examiner jusqu’où il faudroit remonter pour prendreles eaux de la Loire, & de reconnoître les terreins tant au-delà qu’en deçà ducanal, pour conduire un aqueduc à Veríàilles ; mais outre la pente néces-saire pour un si long chemin, il s’en falloit 14 toises que l’endroit du canalpar où il auroit fallu faire passer l’aqueduc , pour conduire l’eau de la Loire,ne fût aussi haut que Sataury ; on ne savoit pas d’ailleurs si l’on se contenteroiccb la chose telle quelle se trouvoit, on pensa donc qu’il falloit vérifier enretournant les endroits où il pouvoi: y avoir quelque doute dans les opérations.C’est ce que fit M. Picard ; il dresia son rapport de ce qu’il avoit trouvé,sans savoir que M. de Biquet eût envoyé en particulier des nivclleurs après lui.Le résultat de M. Picard ne s’accorda pas avec ce que M. de Biquet avoitavancé ; celui-ci persista dans íà premiere proposition jusqu’au retour de sesgens ; mais alors il demeura d’accord de tout ce que M. Picard avoit rapporté ;& il en fut entièrement convaincu, après que l’on eût refait en íà présence lesnivellemens, depuis Veríàilles jusqu’à Sevre , & depuis Sevre jusqu’à la portede la Conférence. L’on en demeura là pour lors, & l’on ne parla plus de ceprojet que quatre ans après, à l’occasion de la rivière de Juine que l’on vou-lut aussi amener à Veríàilles.
Projet par ! a ri-vière de Juine,
37p. Sur les bords de la forêt d’Orléans du côté de Pluviers en Gâtinois ,il y a plusieurs étangs de sources vives qui forment deux ruisseaux , lesquelss’étant joints ensemble, forment la rivière de Juine dont nous avons pariéà l’occasion du canal dEtampes. (360) Sa pente est si grande, que depuis íbnCommencement jusqu au-dessous de la Ferté-Aleps, où elle íè joint à celle d’E-tampes, elle fait aller environ 60 moulins dans un assez petit eípace de che-min. M. Franchine avoit eú la pensée de faire venir cette rivière à Veríàilles ;& quelque temps après , en 1678 , íur le rapport du sieur Vivier , qui íai-soit alors la carte de l’Oriéannois, on y peníà sérieusement. M. Picard eutordre d’examiner si la choie étoit possible, & il sut accompagné dans ce voyagepar le sieur Vivier qui avoit renouvelle la proposition dont il s’agit, & par lesieur Villard , qui aidoit ordinairement M. Picard dans ses travaux. Il repritles nivellemens qu’il avoit déja faits jusqu à Corbeil, & il les continua jusqu àOrléans. II trouva depuis la Seine à Çorbeil jusqu’à sétang appellé Le Grand-
Vau ,