Z66 CANAUX DE NAVIGATION , Chap. XIII.
ne reste que íèpt pieds deux pouces dix lignes pour la pente de tous les racles
du canal de Loing.
La largeur des écluses dans ce canal, comme dans les deux autres, est entre14 & demi, Sc quinze pieds , à l’entrée & à la sortie. La largeur du canal est detrente à trente-six pieds, Sc davantage dans les racles ou parties de rivière.rec£ri 3 e& MB On a fait un canal de communication entre le canal & la rivière de Loing,dans le biez qui est entre l’écluíè de Cepoy Sc celle des Vallées, à la íoliicita-tiondes Marchands de bois de la forêt de Montargis, pour que les bateauxvides puisent remonter jusqu au port appelié Puit-la - Lande fur le rein de laforêt, Sí rentrer dans le canal lorsqu ils font chargés; on a pratiqué à ceteffet une écluse fur cette communication, elle porte le nom decluse de Mon-tigny-rapine ; elle est desservie par un Ecluíier particulier.
M. de Régemortes qui coopéra avec son père à la construction du canal deLoing, y a fait faire lui-même depuis ce temps-là des ouvrages considérables;tel est íur-tout le renouvellement de six permis, qu’il a fait reconstruire enpierres de taille, Sí qui n’étoient qu en bois ;au lieu de digues en moellon quitenoient à ces permis , on a fait des levées à quelques-uns. M. de Régemor-tes a fait adapter à celui de Fromonville au-dessous de Nemours, une cimen-tière, qui par le moyen de seau, broyé les tuileaux avec une meule verti-cale de grès, Sc fournit abondamment tout le ciment dont on a besoin pourles ouvrages du canal. On a pratiqué à la place des permis, des déchargeonsa la hauteur de chaque biez, où les bateaux font de niveau; on n’approchoitpas de ces permis fans danger avec un batelet dans le temps des crues, au lieuqu’actuellement ils font d’un très-facile abord, Sc d’un service aisé , au moyendes ponts en pierres ou en bois pratiqués fur les voies d’eaux, au lieu de barresen bois, ou poutres, qui servoient d appui pour les pointeaux, Sc les bouchu-res. Ils fervent pendant la navigation à mettre dans les racles la hauteur d’eaunécessaire; Sc dans le temps des crues de la rivière de Loing , à vider de fondles eaux surabondantes qui nuiroient au canal. On ferme alors les portes degarde toujours voisines des permis ; l’on enleve toutes les planches Sc les poin-taux qui bouchent les permis; mais on a Inattention de ne laisser aucun bateaudans les racles où ils courroient risque d’être entraînés par la rapidité de seau ,au travers des voies des permis où ils fèroient mis en pièces. La digue entre laporte de garde Sc le permis de Fromon ville, est un ouvrage qui mérite d’êtrecité. A Nemours, les crues de la rivière font plus considérables qu’aiiieurs,parce quelle y est resserrée entre la ville Sc la montagne ; on avoit íur-tout be-soin d’y faire des portes de garde, la où le canal en fort : elles font construitescomme celles des plus hautes écluses, Sc établies fur de petits radiers de 4toisés de longueur Sc trois de largeur ; les racinaux ont íèpt à huit pouces degros ; ils font fondés un pied plus bas que le fond du canal, & garnis de maçon-nerie ordinaire, avec un plancher d’un pouce Sc demi d’épaiíîeur. Les bajoyersde côtés font de maçonnerie à parement d’astìíè réglée, de moellon piqué , âla réserve des chardonnets, dont le parement est de pierre de taille de troispieds de part Sc d’autre.