ASIE* AMÉRIQUE,pertuis ; ils sont au nombre de quarante-cinq; leur largeur n a pas plus de trentepieds.
Les bords du canal ne íont garnis de pierre de taille qu en peu d’endroits,auffi l’on a b efoin de lé réparer souvent dans les endroits où la terre sablon-neuse Sc peu liée est íùjette à s ébouler ; Ou bien près des étangs, qui enflés parles grandes pluies, détruisent les digues, formées presque par-tout avec de laterre , Sc probablement avec celle qu’on a tirée en creusant le canal
La difíìculté a été plus grande au-delà du fleuve Hoang ho ; car pour for-*merle canal depuis la rive australe de ce fleuve jusqu’au grand fleuve Yang tíeKiang, il a fallu faire de grandes digues de pierre , Sc d’autres ouvrages sem-blables, afin de résister aux eaux d un grand lac qui est àl’Ouest, Sc de la rivièreKuai ho. Cette rivière s’enfle par l’abondanCe des pluies, Sc après avoir ravagé lacampagne, elle vient fondre avec impétuosité fur le canal, quelle ruineroit fansles précautions dont nous parlons. Ces ouvrages íont près de Hoai ngan fou; ceíont les meilleurs qu’on ait faits pour le canal ; il y en a aufíi d’afíez bons versYang tcheou fou , qui servent comme de quais à cette ville.
Au-delà du grand fleuve Yang tse Kiang , à commencer par Tchin Kiangfou , le canal qui est continué delà par Tchang tcheou fou Sc Sou tcheou fou „
• Sc qui reçoit les divers canaux de la Province de Tche Kiang, est d autant pluscommode, qu il n’est point embarrassé d’écluses ni autres ouvrages sembabies :légalité du terrein qui est plat Sc uni, l’abondance de i’eau qui n’a nulle pente.Sc la nature du fol ont procuré des facilités, qu’il est difficile de rencontrer aibleurs. ( Description de VEmpire de la Chine par le P . Duhalde , in-folio 1733*1 . 1 , pag. 34. T. II, pag. íy 6 ).
767. Le P. de Magaiilans nous trace àúfíl là route du grand canal : il part dela ville delum cheu,éloignée de deux lieues Sc demie de Pékin ; mais là, c’estune rivière de laquelle on fuit le Cours jusqu’auprès de la mer; à elle entre dansune autre, que l’on remonte durant quelques jours. On entre eníuite dans uncanal fait à mains d’hommes, Sc après y avoir navigué 20 à 23 lieues, on trouveun Temple appellé Fuen xiu Miaò, c’est-à-dire , Temple de l’Eíprit qui diviíèles eaux. Le P. Duhalde dit, Fou Chouimiao, Temple de la division des eaux,parce que les Bonzes Iont consacré à Long vang , le Maître des eaux. On vajusqu es-là fur le canal contre le courant de l’eau ; mais quand on est arrivévis-à-vis de ce Temple, on commence à descendre & à íè íèrvir des feules
rames. . c .
768. Il y avers l’Orient à unedèmì-journée du Temple qui forme le pointde partage, un lac entre de hautes montagnes, dont les eaux formoient uneaífez grande rivière , qui alioit vers la mer du côté de 1 Orient. Les Chinoisbouchèrent cette sortie, Sc ayant coupé la montagne, ouvrirent un canal parlequel ils dérivèrent les eaux jusqu au Temple. En cet endroit, ils creusèrentdeux autres canaux, l’un vers le Septentrion, Sc 1 autre vers le Midi ; tout cela,avec tant de proportion Sc un niveau si juste, que ieau arrivant au milieu devantle Temple, descend également de part Sc d autre vers le Nord Sc vers le Sud ,c’est-ià une eípèce de point de partage â de distribution semblable au baflhî
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