pHTSrQUES,MATHEMAlTfQUES ET BOTANIQUES. VJLUX éroiles fixes les plus proches. II s’étendic tout d’uncoup , Se remplit tout l’horison de lumière } en sorte quenous aurions pu découvrir un Navire fur tout cet hori-son } cette lumière ainsi répandue dura peu de temps.Comme il arrive rarement des phénomènes si extraordi-naires, j’ay crû que je ne devois pas taire celuy-cy. Vir-gile dans ion premier Livre des Georgiques , fait men-tion de ces feux, en ces termes :
Sœpe etiam Jiellas , vent o impendente , videbisPrécipites Ccdo labi : noEtisque per timbrantFlammaram longos à tergo albejcere traffus,
x v. May.
Les vents furent toûjours plus obstinez > s’ils chan-geoient, ce n’étoit que du Sud-Ouest à l'Ouest , lieux denôtre route; la nuit précédente on entendit de grandstonnerres, 6c nous commençâmes de trouver des grainsassez pesans , nous promettant bien-tôc les vents Alliées.Les terres d’Afrique que nous vîmes encore à midy, Seque nous observâmes à la hauteur de Z2^ 25' étoiencsemblables aux précédentes. Les tonnerres qui se firententendre la nuit, 6c les grains qui nous donnerenc si abon-damment de l’eau, nous amenerent le beau temps, aprèsavoir calmé la mer ; ils n’eurent pas plutôt cessé, queles vents de Nord-Questf Ouest soufflèrent -, ces ventsétoient entierement convenables à nôtre route. A midyils se tirèrent au Nord-Ouest encore meilleurs, ensu.teau Nord , où ils tinrent toute la nuit suivante -, Sc à sixheures du matin du 17. ils se rangerent au Nord-Est %Est , d où viennent les vents qu’on appelle A isées. Lahauteur du Fole à midy fut observée de Z2^ 45" o"Ce jour là fut heureux , tout ce qui nous arriva con-tribuoit a nous faire oublier nos maux passez > le Cielfut entierement clair, les vents furent arriéré, nos Ma-telots prirent deux Bonites, Sc nous commerçâmes degoûter avec le beau temps le poisson de cette vaste mer.
i 70 8.May.
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